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Christoph Blocher blanchi par ses pairs

Christoph Blocher n’était pas le seul à s’interroger sur les véritables motivations des organisations juives.

(Keystone)

Les conseillers nationaux ont refusé jeudi de lever l'immunité parlementaire de Christoph Blocher. Quatre plaintes pénales avaient été déposées contre l'UDC zurichois, pour discrimination raciale. Un discours de mars 1997, sur la Suisse et la Deuxième Guerre mondiale, avait mis le feu aux poudres.

«Dans la lutte antiracisme, les politiciens doivent montrer l'exemple», a affirmé jeudi matin Anita Thanei. La socialiste zurichoise, et derrière elle l'ensemble de la gauche, ne voulait pas pardonner à Christoph Blocher des propos tenus en mars 1997, en pleine crise des Fonds en déshérence.

Pour mémoire, quatre plaintes pénales pour discrimination raciale avaient été déposées contre Christoph Blocher. Auquel on reprochait d'avoir critiqué, dans un discours largement diffusé, plusieurs organisations juives et les réparations qu'elles demandaient à la Suisse.

La droite, insensible à cette argumentation

Or, selon les opposants du Zurichois, le public moyen (ndlr: celui pris en compte dans de telles plaintes) pouvait avoir l'impression que ces critiques étaient en fait adressées à l'ensemble de la communauté juive. Autre reproche: dans le même discours, Christoph Blocher aurait minimisé l'Holocauste.

Des propos d'autant plus condamnables, selon Anita Thanei, que Christoph Blocher est «un leader politique important, qui façonne l'opinion du camp de droite».

La droite, justement, n'a pas été sensible à cette argumentation. Le camp bourgeois a au contraire insisté sur la nécessité, pour les parlementaires, de pouvoir s'exprimer. Et débattre démocratiquement, aussi bien au sein de l'Assemblée fédérale qu'auprès du grand public.

Pas d'insultes

Rapporteur de la Commission, le libéral Jacques-Simon Eggly a en outre insisté sur le fait que, dans ce discours, Christoph Blocher n'avait «pas franchi les limites». Bref, qu'il n'avait pas prononcé d'insultes à l'égard de la communauté juive.

Autre argument: le tribun zurichois n'était pas le seul à s'interroger sur les véritables motivations des organisations juives. Au contraire, en pleine crise des Fonds en déshérence, le débat faisait rage en Suisse.

Débat démocratique contre nécessité pour les politiciens de donner le bon exemple: les conseillers nationaux ont donc tranché. Par 96 voix contre 51, et 17 abstentions, ils ont absout Christoph Blocher.

Caroline Zuercher

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