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Les violences ont provoqué d'importants dégâts ces derniers mois à Hodeidah. (archives).

KEYSTONE/EPA HOUTHI GROUP/HOUTHI GROUP/HANDOUT

(sda-ats)

Il reste "trois à quatre mois" pour éviter une famine en Somalie et au Yémen, selon le CICR. L'organisation a demandé mercredi à Genève 400 millions de dollars pour ces pays, le Soudan du Sud et le Nigeria. Elle observe avec attention le débat budgétaire américain.

Selon l'ONU, 20 millions de personnes sont menacées de famine dans les quatre pays. Le Soudan du Sud est même déjà touché officiellement par une famine.

"Nous sommes face à une crise humanitaire massive", a dit devant la presse le directeur des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Dominik Stillhart. Avec autant de pays directement fragilisés, "nous n'avons pas observé une telle situation depuis un certain temps". Le CICR veut atteindre jusqu'à cinq millions de personnes.

Le Soudan du Sud et le Nigeria sont affectés unqiuement par un conflit. Au Yémen et en Somalie, des désastres naturels d'ajoutent aux violences prolongées. "Nous devons agir maintenant" et il est encore possible d'empêcher la famine, a estimé M. Stillhart.

Dizaines de tués par jour au Yémen

Chaque jour, "20 personnes décèdent" au Yémen de plusieurs facteurs, dont des maladies qui auraient pu être soignées, a indiqué le directeur régional Robert Mardini. Seuls 45% des centres de santé fonctionnent et les marchandises ne peuvent plus être importées. La malnutrition des enfants a augmenté de 150%.

Les violences sur la côte vers Hodeidah constituent le point le "plus intense" actuellement. Des hôpitaux de 45 places accueillent jusqu'à 150 blessés critiques.

Le financement ne suffira pas. Il faut également que les parties changent d'attitude et respectent le droit international humanitaire (DIH). Le CICR appelle notamment à garantir une liberté de mouvements au Yémen.

L'inconnue américaine

Sur l'appel financier lancé mercredi, 300 millions restent encore à trouver. Les Etats-Unis contribuent notamment à 25% du budget des opérations sur le terrain du CICR. "Nous ne savons pas ce que nous pouvons attendre" de la discussion budgétaire dans ce pays, dit M. Stillhart.

L'organisation devait être entendue cette semaine au Sénat. Le président Donald Trump souhaite couper une partie de l'assistance américaine. Habituellement, son pays donnerait 100 millions de dollars face à ce type de crise, ajoute M. Stillhart.

ATS