Cinéma suisse à Berlin

Michael Finger, ici à Soleure, et bientôt à Berlin swissinfo.ch

Le 52e Festival international du film de Berlin se tiend du 6 au 17 février. La Suisse y est présente dans plusieurs sections.

Ce contenu a été publié le 06 février 2002 - 15:25

Avec Cannes et Venise, Berlin fait partie du trio de tête des grands festivals cinématographiques européens. Sur les 23 films que compte la sélection officielle de la 52e Berlinale, la France et l'Allemagne sont les plus représentées avec quatre films chacune. Mais la Suisse n'est pas inexistante pour autant!

Même en compétition...

Fer de lance de la présence suisse à Berlin: «Brucio nel vento» de Silvio Soldini («Pani e tulipani»), qui est projeté en compétition et en première mondiale. Un film coproduit avec l'Italie par la société zurichoise Vega Film et tourné dans le jura neuchâtelois.

La section «Panorama» a sélectionné le film documentaire «Venus Boyz» de Gabriel Baur, récompensé l'an dernier au Festival de Locarno avec le Prix de la semaine de la critique, et nominé cette année pour le Prix du cinéma suisse. Une étrange odyssée, aux Etats-Unis, dans le milieu des «drag-kings», galerie de femmes qui se veulent ou se sentent hommes.

Egalement présent dans cette section, «Friends in High Places» de Lindsay Merrison, une coproduction minoritaire helvétique.

«Epoca» de Andreas Hoessli et Isabela Huser figure au programme du Forum international du jeune cinéma. «Epoca», une réflexion sur les images de l'Histoire, celles qui y figureront ou non. «Une autre lecture de l'histoire. Un plaidoyer en faveur du doute», dit la présentation de ce long-métrage.

Dans «Perspektive Deutsches Kino» - une section créée cette année, et qui ne compte que dix films - est présenté «Happiness Is a Warm Gun» de Thomas Imbach, un film coproduit avec la télévision allemande. Une sorte d'OVNI cinématographique qui évoque la trajectoire d'une balle: celle qui tua la militante écologiste allemande Petra Kelly. Et du même coup, la trajectoire étrange du couple détonnant que Petra Kelly formait avec l'ex-général Gert Bastian.

D'autre part, ce ne sont pas moins de quatorze films suisses ou coproduits en Suisse qui sont présentés au Marché européen du film, qui se tient parallèlement à la «Berlinale» dans les cinémas de la Potsdamerplatz.

A «shooting star» is born?

Michael Finger, l'acteur récompensé à Soleure par le Prix du cinéma suisse dans la catégorie «Meilleure interprétation masculine», puis récemment comme «meilleur espoir masculin» à Sarrebruck, représente la Suisse aux «Shooting Stars», événement auquel participent de jeunes talents en provenance de 17 pays européens.

Depuis 1998, European Film Promotion (EFP), l'association européenne des agences nationales de promotion de films, organise en effet cette manifestation unique en son genre.

Choisis dans chaque pays par les organisations membres de EFP (en Suisse, le Centre suisse du cinéma), ces jeunes comédiens participent pendant quatre jours à des ateliers et à des rencontres avec des réalisateurs, des producteurs et des agences de casting. Ils doivent recevoir des mains de Dieter Kosslick, nouveau directeur du festival de Berlin, un «petit ours berlinois» à l'occasion d'une soirée gala au «Berlinale Palast».

Bernard Léchot

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