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Climat: la Suisse s'aligne sur la position de Bruxelles

Emissions de CO2... Ici dans la région bâloise, le groupe de spécilités chimiques Clariant.

(Keystone)

Lors de la Conférence de Bali sur le climat en décembre prochain, la Suisse soutiendra la position européenne, qui prévoit une réduction des émissions de CO2 de 20 à 30% d'ici 2020.

Le mandat de négociation défini mercredi par le gouvernement suscite la satisfaction des milieux de l'environnement. L'économie désapprouve.

L'Union européenne (UE) a annoncé qu'elle réduirait ses émissions de CO2 de 20% d'ici 2020, voire de 30% si la communauté internationale s'engageait aussi.

A Bali, le ministre suisse de l'environnement Moritz Leuenberger défendra une position semblable. La délégation helvétique plaidera pour que tous les grands États pollueurs s'engagent à des réductions significatives, en prenant comme référence les objectifs européens.

Le mandat de négociation défini par le gouvernement va dans le sens de la politique conduite jusqu'ici par Moritz Leuenberger.

Elle implique qu'une importante part de l'effort de réduction des émissions de CO2 intervienne sur le plan intérieur et ne repose pas sur la seule compensation à l'étranger des émissions (achat de certificat équivalent à des droits de polluer).

Réactions contrastées

En Suisse, les réactions sont partagées à l'annonce du mandat de négociation de la délégation suisse. Le WWF est satisfait. L'organisation de protection de l'environnement estime positif que la Suisse oriente ses objectifs de réduction vers ceux de l'UE.

Le parti socialiste considère lui aussi qu'une diminution de 30% des émissions de CO2 d'ici 2020 est nécessaire pour faire face au changement climatique.

Organisation faîtière des milieux économiques, economiesuisse réaffirme par contre son opposition à une solution intérieure de strictes réductions des émissions appliquée à la Suisse.

Economiesuisse parie sur une approche globale qui recourt à la compensation des émissions à travers l'achat de certificats à l'étranger.

Vers une feuille de route

Pour rappel, la 13e Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques se tiendra du 3 au 14 décembre sur l'île indonésienne.

Elle doit permettre d'établir une feuille de route pour les négociations sur le futur régime climatique après 2012. L'objectif est d'aboutir à des décisions d'ici la fin 2009.

Les pays industrialisés, dont la Suisse, souhaitent que leurs engagements soient liés à la révision du Protocole de Kyoto, qui débutera également à Bali.

Dans le cadre de la Convention sur les changements climatiques, la Suisse annonce qu'elle continuera à s'engager pour que les pays émergents grands émetteurs participent aux efforts de réduction. Elle fera de même face aux Etats-Unis et l'Australie.

Engagements en Asie

Mercredi, les dix pays de l'ASEAN (Asie-Pacifique) et leurs six partenaires de dialogue se sont d'ailleurs engagés à lutter contre le réchauffement climatique.

Un pacte pour le climat a, en particulier, été signé par les géants chinois et indien dotés des économies les plus performantes au monde mais accusés de polluer la planète.

Ce texte appelle à développer des sources alternatives d'énergie et des technologies d'énergie fossile plus propres ainsi qu'à une meilleure maîtrise énergétique.

«Au cours des cinq prochaines années, la Chine est déterminée à réduire la consommation d'énergie de 20% (par unité de produit intérieur brut) afin de faire baisser les émissions de carbone, a indiqué le Premier ministre Wen Jiabao. Nous nous efforcerons aussi de maintenir les émissions de carbone au niveau de 2005.»

swissinfo et les agences

En bref

En Suisse, le CO2 représente 80% des émissions de gaz à effet de serre. Pour respecter ses engagements dans le cadre du Protocole de Kyoto, le pays a fixé dans la loi un objectif de réduction de 10% par rapport au niveau de 1990, à atteindre d'ici 2010.

Constant que les seules mesures volontaires n'y suffiront pas, le gouvernement a opté pour la perception d'un centime climatique sur les carburants par les milieux privés, la défiscalisation des carburants biogènes et la fameuse taxe sur le CO2.

Le Parlement a accepté le principe de cette taxe, introduite en fonction de la réalisation ou non des objectifs de réduction des émissions de CO2, a réexaminer chaque année:

- Dès 2008, la taxe sera de 12 francs par tonne si les émissions dues aux combustibles ont baissé de moins de 6% en 2006 par rapport à 1990.

- Dès 2009, la taxe passerait à 24 francs par tonne si les émissions ont baissé de moins de 10% en 2007.

- Dès 2010, la taxe passerait à 36 francs par tonne si les émissions ont baissé de moins de 13,5% en 2008 par rapport à 1990.

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