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Comedia lance un journal au nom des chômeurs en fin de droit

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La reprise économique en Suisse ne profite pas aux «fins de droit» Un constat qui amène le syndicat des médias à lancer un journal, une sorte de tribune d´expression des «laissés pour compte». Il réclame un droit illimité à l´indemnisation chômage.

«Chaque mois, quelque 1000 personnes perdent leur droit aux indemnités, affirme Christian Tirefort, président de Comedia. En 1995, la durée de travail donnant droit à un nouveau délai cadre, donc à de nouvelles allocations de chômage, est passé de 6 à 12 mois. Depuis, 22 à 25 pour cent des chômeurs sont concernés par ce phénomène, contre 10 pour cent seulement auparavant».

Selon les statistiques présentées par Comedia vendredi à Berne, depuis 1990, quelque 280 000 hommes et femmes sont ainsi passés dans la catégorie des chômeurs en fin de droit. Et une bonne partie d'entre eux n'a pas retrouvé de travail.

«25 pour cent des personnes qui ont épuisé leur droit aux allocations de chômage sont dans l'obligation de recourir à l'aide sociale et 13 autres pour cent doivent s'affilier à l'assurance invalidité» a estimé Jean Kunz, du secteur aide sociale de Comedia.

Et Christian Tirefort de rajouter que «malgré la reprise économique, la situation de ces gens est loin de s'améliorer». Une étude menée pour le compte du Secrétariat d'Etat à l'économie confirme d'ailleurs ce constat. Elle montre notamment que, parmi les personnes arrivées en fin de droit en 1998, seule la moitié avait retrouvé un emploi l'an dernier.

Mais cette étude, réalisée auprès de plus d'un millier de chômeurs, soulignait également que les postes retrouvés étaient souvent précaires, moins bien rémunérés et, dans 40 pour cent des cas, à temps partiel.

«Ce sont les personnes de plus de 50 ans qui sont particulièrement touchées, rajoute Christian Tirefort. Comedia recense surtout les cas de travailleurs qualifiés dans le domaine de l'imprimerie ou des médias qui, faute d'une formation continue adaptée, ont finalement été dépassés par l'évolution technologique. Ceux-là ont peu de chance de réintégrer le monde du travail».

Au mois d'août, Comedia a fait part de ses revendications concernant la révision de la loi sur l'assurance chômage. Le syndicat demande, entre autres, un nombre illimité d'indemnisation «à charge de la société de fournir suffisamment d'emplois pour tout le monde», affirme-t-il.

Le syndicat faîtier des médias avait également proposé d'allouer 2000 francs supplémentaires aux chômeurs pour l'an 2000, en guise de «13ème salaire». Sa pétition n'a pas passé la rampe du Conseil national vendredi.

Pour l'heure, et afin de venir en aide aux plus démunis, Comedia a décidé d'éditer un mensuel. Le premier exemplaire de «La rage soulage» paraît ce mois. Le journal est proposé dans la rue et la moitié du bénéfice dégagé par sa vente est mis à disposition du vendeur.

«Le premier numéro présente douze témoignages, précise Christian Tirefort. Les tranches de vie qu'il évoque n'ont d'ailleurs pas été faciles à recueillir parce que les chômeurs en fin de droit ont plutôt tendance à se cacher. Ils ont honte».

Vanda Janka

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