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Coupe Davis: un nouvel espoir pour la Suisse

Roger Fereder et Lorenzo Manta redonnent de l'espoir à la Suisse

(Keystone)

Pour la neuvième fois consécutive, le double suisse n'a pas failli. Grâce au succès 9-7 au cinquième set de Roger Federer et de Lorenzo Manta face à Cédric Pioline et Fabrice Santoro, l'espoir a peut-être changé de camp à Neuchâtel. Menée 2-0 vendredi soir après l'occasion en or ratée par Marc Rosset et le non-match de Roger Federer, l'équipe de Suisse a obtenu le droit de rêver.

La possibilité de réussir une sorte de retour impossible pour la première fois de son histoire est, en effet, bien réelle.
«Clément ? C'est un adversaire redoutable. Mais je vais le battre». Quelques instants seulement après avoir frappé le dernier coup gagnant d'un double à couper le souffle, Roger Federer a annoncé la couleur. Dimanche, le public de la patinoire de Littoral ne reverra pas sur le court le junior qui a refusé de se battre contre Nicolas Escudé. Mais le champion de demain qui voudra sa revanche contre le joueur qui l'a rendu complètement fou ces deux dernières années à Melbourne.

Si Federer s'impose, Marc Rosset sera appelé à disputer le match de sa vie. Livrer le simple décisif contre la France en Coupe Davis devant «son» public, c'est sans doute pour lui encore plus fort que la finale des Jeux de Barcelone face à Jordi Arrese ou le défi de Fort Worth contre Jim Courier. «J'attends dimanche soir avant de décider si je vais me faire hara-kiri», lâchait-il après son revers contre Clément. On ose imaginer l'effet dévastateur que provoquera sur son moral une nouvelle défaite. Une victoire en revanche, qui offrirait à la Suisse une demi-finale de Coupe Davis en Hollande, serait une sorte de rédemption.

Mais le sort de Marc Rosset repose en grande partie sur les épaules de Roger Federer. Il doit gagner le premier simple dimanche pour lui offrir cette balle de match à 2-2. Après le «clash» survenu vendredi soir avec l'ultimatum formulé par Roger Federer - «C'est Hlasek ou moi» -, le Genevois aurait, selon l'entourage proche de l'équipe, remonté les bretelles de son cadet. Il l'a convaincu que le match n'était pas encore perdu.

Le souvenir de la rencontre de Nîmes en 1992 l'incite à croire au miracle. Dans les arènes, les Suisses avaient mené 2-0 le vendredi soir, puis comme les Français samedi à Neuchâtel étaient passés à deux points de la qualification dans le double. Le dimanche, ils devaient vivre un petit enfer avec le long combat de Hlasek contre Thierry Champion. Fort heureusement, les nerfs du Français avaient lâché à l'instant même où Kuba était dans les cordes. Neuf ans plus tard, le scénario des deux premières journées est pratiquement identique. Il reste à réécrire celui de la troisième.

Si le triomphe est au rendez-vous dimanche soir, Marc Rosset n'oubliera pas de remercier Lorenzo Manta. Le Zurichois a, une nouvelle fois, répondu présent dans le double. Même si son retour de revers ne sera jamais son point fort, il a été le grand homme de la partie. Après un premier set fort laborieux au cours duquel il concédait son service à deux reprises, il fut parfait. Il retrouvait toute son efficacité sur ses premières balles et signait quelques exploits en défense, comme ce contre venu d'ailleurs sur un smash qui allait procurer à Federer la balle de break à 7-7 dans le cinquième manche sur le service de Santoro. Il n'est que justice que l'honneur de servir pour le match lui soit revenu.


swissinfo et les agences


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