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Crans-Montana veut être le forum du XXIème siècle

(swissinfo.ch)

Le Forum économique qui s'ouvre jeudi à Crans-Montana n'a rien à voir avec celui de Davos. Venus d'Europe centrale, des Balkans, du Moyen-Orient et d'Afrique, ses participants affichent une autre vision de la globalisation.

«Nous sommes le forum du XXIème siècle, car nous défendons depuis 13 ans des idées qui devraient permettre à la mondialisation de s'établir de manière humaniste», lance Jean-Paul Carteron.

Et le directeur du Forum de Crans-Montana d'enfoncer le clou: «nous avons toujours dit que le monde n'appartiendrait pas aux élites qui sont préoccupées uniquement par la puissance financière et les valeurs boursières. Le XXIème siècle va, en effet, rapidement balayer toute cette pseudo élite de dirigeants d'entreprises qui ne tiennent pas compte de leurs responsabilités sociales».

Crans-Montana veut-il dès lors se profiler comme l'anti-Davos? Jean-Pierre Carteron refuse toutes formes de comparaison avec la grand'messe de Klaus Schwab dont le budget est dix fois supérieur à celui de Crans-Montana. Mais il tient tout de même à préciser que ses invités - parmi lesquels figurent 400 hommes d'affaires - ne sont pas là pour refaire le monde, mais pour discuter de problèmes concrets.

L'ambassadeur Georges Martin dirige le centre d'analyse et de prospective du ministère suisse des Affaires étrangères. Et, lui, il ose la comparaison: «le forum de Crans-Montana ressemble un peu à celui de Davos à ses débuts. Et, malgré une concurrence de plus en plus rude, il a réussi à trouver sa place».

Une chose est certaine. Pour le gouvernement suisse, l'intérêt du Forum de Crans-Montana réside - comme pour celui de Davos - dans le nombre et la qualité des délégations gouvernementales qui s'y rendent.

«Cette année, nous allons, par exemple, rencontrer la délégation iranienne en vue du voyage que doit effectuer le ministre suisse de l'économie à Téhéran à la fin de l'année», précise Pascal Strubler, conseiller personnel de Pascal Couchepin.

Pascal Couchepin qui profitera d'ailleurs de cette édition du Forum de Crans-Montana pour évaluer les positions des délégations africaines quelques mois avant la conférence ministérielle de l'OMC de Doha.

Joseph Deiss, lui, en profitera pour s'entretenir avec des dirigeants venus des Balkans, comme le président kosovar Ibrahim Rugova. Une session consacrée à L'Europe du Sud-Est sera, d'ailleurs, présidée par le patron de la diplomatie suisse.

«Ces rencontres et cette conférence permettront à Joseph Deiss de rappeler à ses interlocuteurs l'engagement de la Suisse dans la région», souligne son conseiller diplomatique Bernardino Regazzoni.

Les représentants du gouvernement suisse ne manqueront pas non plus de prendre langue avec les Etats-Unis. Dont la délégation est composée de représentants de la Chambre de commerce et de plusieurs membres du gouvernement Bush.


Frédéric Burnand


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