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Cris de victoire et chuchotements d'amertume

Le parti de la droite dure (UDC) crie victoire. Le Parti socialiste (PS), lui aussi, enregistre de bons résultats. Mais il est plus discret.

Grans perdants, les Radicaux (PRD) et les Démocrates-Chrétiens (PDC) se disent victimes de la polarisation du jeu politique.

«L'UDC est maintenant un parti national et plus seulement un parti alémanique», a déclaré Christoph Blocher (droite dure, UDC) sur les ondes de la Télévision suisse romande (TSR).

Et d'ajouter: «Je suis très heureux que l'UDC s'implante également en Suisse romande».

«La mauvaise conjoncture économique profite en règle générale aux socialistes, a souligné le tribun zurichois. Mais, cette fois, les électeurs ont compris que l'UDC défend une vraie politique libérale.»

Pour le président du parti Ueli Maurer, la question du deuxième siège de l'UDC au gouvernement (Conseil fédéral) n'est plus à discuter.

Forte des résultats de ce dimanche 19 octobre, la commission stratégique du parti exige ce siège et demande à Christoph Blocher de l'occuper.

L'UDC menace de se retirer

«Nous voulons traduire dans les faits les conséquences de cette victoire historique», a dit le président de l'UDC sur le plateau de SF DRS.

L'Union démocratique du centre (UDC) ne veut pas d'un second siège au détriment des radicaux, mais du parti gouvernemental le plus faible. «Le PDC nous doit un siège», a précisé Ueli Maurer.

Et de menacer: «Si ce deuxième siège nous est refusé, l'UDC retirera son actuel représentant Samuel Schmid et mènera une politique d'opposition».

Aucun accord n'a été passé



«Nous avons très sérieusement réfléchi à cette possibilité et nous pensons que M. Schmid n'aura aucun mal à soutenir notre position», a précisé M. Maurer à l'ats.

Et de conclure: «S'il refusait de se retirer, il ne serait plus notre conseiller fédéral».

Le conseiller fédéral de l'UDC a appris samedi de la bouche d'Ueli Maurer la candidature de Christoph Blocher au gouvernement.

Mais, précise le porte-parole de Samuel Schmid, «aucun accord n'a été passé lors de cet entretien. Il a juste été convenu que les discussions devaient être poursuivies».

Ancrage socialiste dans les villes

Reto Gamma, le secrétaire général du Parti socialiste, juge que les résultats des socialistes sont à mettre sur le compte d'une bonne campagne.

La vice-présidente du PS, elle, s'est réjouie sur les ondes de la télévision alémanique SF DRS du fort ancrage socialiste dans les villes.

Christine Goll estime que son parti confirme sa position en tant que premier représentant de la gauche en milieu urbain. A preuve, les résultats de Bâle-Ville. Et ceux de Genève où le PS a récupéré le seul siège du Parti du Travail (PdT).

Pour sa part, la co-présidente des Verts se réjouit de la progression de sa formation. «La canicule de cet été est certainement l'une des raisons de ce succès», a dit Ruth Genner sur le plateau de SF DRS.

En ajoutant que «le positionnement clair des Verts sur d'autres thèmes, tels que le paquet fiscal et la 11ème révision de l'AVS, a également joué un rôle important».

Déception des Radicaux

La présidente du Parti radical (PRD) n'a pas caché sa déception. Christiane Langenberger impute le recul des radicaux à la polarisation du jeu politique et à la situation économique.

Compte tenu de la crise, estime-t-elle, la population était beaucoup plus sensible aux arguments simplistes.

Christiane Langenberger a aussi attaqué les médias: «la presse a bien vendu l'UDC et elle lui a déroulé un tapis rouge».

Elle a également critiqué la campagne «molle» des radicaux dans le canton de Vaud, où les Démocrates du Centre ont réalisé une forte poussée.

Les Démocrates-Chrétiens (PDC) font, eux aussi, grise mine. «Le résultat global ne me plaît pas, a avoué Philipp Stähelin.

«Nous sommes victimes de la polarisation du paysage politique», a ajouté le président du PDC.

Et de poursuivre: «Nous avons dû mener une campagne difficile avec un vent frontal continu».

Philipp Stähelin est prêt à remettre son poste de président du PDC. Il revient au parti d'en décider, a-t-il déclaré dimanche soir sur les ondes de Radio DRS.

Le président du PDC «prend l'entière responsabilité de la défaite électorale» subie par son parti.

swissinfo et les agences

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