Crossair: une issue au conflit social

Les pilotes abandonnent la lutte et acceptent la nouvelle CCT. Keystone

Les pilotes ont accepté la nouvelle convention collective de travail (CCT) proposée par la direction de la compagnie aérienne bâloise. Les salaires augmentent de 16 à 40 pour cent.

Ce contenu a été publié le 09 novembre 2000 - 16:26

L'accord intervient après un an de conflit entre les pilotes et la direction. 63 pour cent des pilotes ont refusé un premier projet de CCT qui leur était soumis. Après ce rejet, le syndicat et la direction ont entamé des dicussions en vue d'organiser un deuxième vote qui s'est déroulé du 30 octobre au 9 novembre.

Jeudi, les pilotes se sont finalement prononcés en faveur de la nouvelle CCT. Le texte n'est d'ailleurs pas très différent du premier projet rejeté. Mais les pilotes sont conscients que la direction ne pouvait pas leur offrir plus actuellement. S'ils abandonnent la lutte, c'est pour assurer l'avenir de la compagnie, a déclaré un porte-parole du syndicat des pilotes Crossair Cockpit Personnel (CCP).

L'ensemble des dispositions de la convention doivent être mises en oeuvre progressivement d'ici fin 2001. Les pilotes sont au bénéfice de la nouvelle réglementation avec effet rétroactif au 1er juillet 2000. La CCT est valable pour cinq ans.

La direction de Crossair se dit soulagée par ce dénouement. Elle ajoute que le renouvellement de la flotte de la compagnie détenue par SAirGroup peut désormais s'accomplir dans de bonnes conditions.

La compagnie régionale bâloise doit faire face à une explosion de ses charges en raison de la hausse du dollar et du prix du carburant. Au premier semestre, elle a perdu 6 millions de francs. Pour faire face à ces problèmes financiers, Crossair étudie un programme d'économie.

Des vols non rentables pourraient être supprimés. L'abandon de cinq à dix avions n'est pas exclu. L'ensemble des mesures préconisées pourrait conduire à la suppression de 200 à 300 emplois. Moritz Suter, patron de Crossair, ne s'attend pas à des licenciements. Aucun pilote n'est menacé, a-t-il déclaré récemment dans une interview accordée à la «Basler Zeitung».

Crossair dispose d'une flotte de 80 appareils. A fin 1999, la compagnie employait 3570 personnes représentant 3200 emplois à plein temps. Avec 500 vols par jour, elle relie 84 destinations dans 28 pays.

swissinfo avec les agences

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