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«Fiat lux» au Musée romain d'Avenches

Ce genre de lampe à huile a brillé pendant plusieurs siècles.

(SP)

Que la lumière soit, en effet, puisque le musée propose depuis vendredi une promenade à travers l’histoire de l’éclairage artificiel durant l’Antiquité.

L’éclairage était alors surtout assuré par les lampes à huile. A Avenches, le visiteur peut découvrir l’évolution et les différentes formes de cet objet.

De nos jours, pouvoir continuer ses activités dans l’obscurité grâce à un éclairage artificiel va de soi. Mais en a-t-il toujours été ainsi? Comment s’éclairait-on dans l’Antiquité? Qui avait accès aux lampes et à quel prix?

C’est à ce genre de questions que tente de répondre «Lumière! L’éclairage dans l’Antiquité». Cette exposition de l’archéologue Laurent Chrzanovski a été conçue pour le Musée romain de Nyon. Elle est désormais visible dans celui de la ville d’Avenches, l’ancienne capitale de l’Helvétie romaine.

L’exposition tient dans une seule salle, sise au dernier étage de la tour moyenâgeuse surplombant l’amphithéâtre d’Avenches et qui abrite le Musée romain.

L’agencement de cette salle plonge d’emblée le visiteur au cœur du sujet. L’ambiance générale y est sombre, mais chacun des petits cubes transparents dans lesquels sont exposés les objets est éclairé par une lampe.

Repère chronologique

La quasi-totalité des objets exposés sont des lampes à huile. La vue d’ensemble de l’exposition peut donc au premier abord sembler un peu rébarbative, sauf peut-être au spécialiste ou à l’amateur... éclairé.

Heureusement, la lecture des tableaux explicatifs accompagne le visiteur dans un voyage qui s’avère, finalement, très intéressant. Objet des plus courant dans l’Antiquité, la lampe à huile a en effet pris des formes pour le moins variées.

Mises au point par les Phéniciens dès le 9e siècle avant notre ère, ces lampes se sont ensuite répandues dans tout le monde grec, puis, plus tard, dans l’ensemble du monde romain. Egalement adoptées par la civilisation arabe, elles seront en fait produites jusqu’au 12e siècle, sans discontinuité.

L’objet a donc été utilisé durant une période très longue et par des peuples différents. Leur forme, ou les motifs de décoration utilisés (scènes mythologiques, croix chrétiennes, géométrie arabe), sont par conséquent multiples.

Les archéologues ont d’ailleurs mis au point plusieurs systèmes de classement permettant de situer au mieux chaque exemplaire retrouvé, par rapport aux types qui l’ont précédé et à ceux qui lui succéderont. Ces systèmes sont devenus si efficaces que les lampes à huiles figurent, après les monnaies, parmi les instruments les plus fiables pour dater un site archéologique.

Et l’avantage, c’est que les lampes à huile ne sont – et de loin – pas une denrée rare. Les archéologues en ont déjà découvert un très grand nombre, notamment parce que ces objets étaient souvent déposés dans les sépultures.

A Avenches, la première lampe a été découverte en 1864 et la dernière en date le mois dernier. Dans l’intervalle, c’est plus de mille de ces objets qui ont été mis à jour par les archéologues.

Au-delà de la technique

L’exposition d’Avenches nous invite à découvrir l’évolution des formes au cours des siècles. Le public apprendra également comment ces lampes étaient fabriquées et comment elles fonctionnaient.

Mais l’intérêt va au-delà de la seule technique. En effet, ces objets permettent d’aborder plusieurs aspects des sociétés antiques. Par exemple, la décoration nous en dit plus sur la vision religieuse des sociétés antiques.

Par la multiplicité des thèmes abordés au travers d’un objet de la vie quotidienne, l’exposition d’Avenches vaut le détour. Le temps ne presse pas: l’extinction des feux n’aura lieu que le 2 octobre.

swissinfo, Olivier Pauchard

Faits

L’exposition «Lumière! L’éclairage dans l’Antiquité» se tient au Musée romain d’Avenches.
Elle est ouverte du mardi au dimanche de 10h00 à 12h00 et de 13h00 à 17h00.
Prix d’entrée: 4 francs (gratuit jusqu’à 16 ans).

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En bref

- Les lampes à huile fonctionnaient généralement avec de l’huile d’olive.

- Dans certaines régions, comme en Suisse, l’huile était complétée ou remplacée par du suif.

- Du sel était ajouté à l’huile, notamment pour atténuer les crépitements.

- Ces lampes étaient gourmandes en énergie: une expérience a montré qu’une lampe munie d’une mèche de 0,5 cm d’épaisseur consommait 8g. d’huile par heure pour donner une flamme équivalente à celle d’une bougie.

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