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A Zurich, un voyage dans les méandres de la vision

Yayoi Kusama, «The Passing of Winter», 2005 (Yayoi Kusama, Tokyo)

Exposition en forme de promenade parmi des installations qui toutes étonnent le regard, «The Expanded Eye» entend réhabiliter un mouvement tel que l'Op art.

«The Expanded Eye. L'œil libéré de ses limites» conduit jusqu'au 3 septembre les visiteurs du Kunsthaus de Zurich d'expérience en expérience.

Les 120 œuvres exposées, objets cinétiques, peintures, installations vidéo et films, impliquent le regard, un regard actif, qui entraîne le reste du corps, ainsi que l'esprit.

Le milieu des années soixante marque la pointe de ce mouvement de recherches sur les effets optiques, des recherches qui entendaient également capter l'environnement social et jusqu'au mouvement des étoiles.

Duchamp, Dali Tinguely et les autres

L'exposition part des «Rotoreliefs» (disques optiques) de Marcel Duchamp, que l'on peut actionner à l'aide d'un bouton. La même année, en 1945, Salavador Dali peignait «L'œil», un œil situé exactement sur le point de fuite qui surmonte l'horizon d'un paysage par ailleurs désolé.

Cet œil dont le bord inférieur dégouline affirme l'intérêt de l'artiste espagnol pour les phénomènes de l'illusion, comme l'atteste encore un étonnant hologramme, daté de 1973.

Henri Michaux, lui, interroge les effets de la mescaline sur la créativité, dans une série de dessins. Josef Albers fait dialoguer le cube et la couleur, tandis que Jean Tinguely introduit le mouvement réel dans l'œuvre, par exemple dans ce travail réalisé à quatre mains avec Yves Klein, «La vitesse totale» (1958).

On évoquera encore les peintures de Victor Vasarely, le représentant le plus populaire de l'Op art, et celles de Bridget Riley, dont les dispositifs en noir et blanc vibrent et donnent une impression de profondeur.

Obscurité et couleur pure

Des salles aménagées en retrait accueillent des travaux fondés sur la lumière et la perte des repères lorsqu'on est plongé par ailleurs dans l'obscurité.

Gianni Colombo, toujours dans les années soixante, recrée, au moyen d'élastiques fluorescents, un environnement dans lequel on peut se promener. James Turrel produit des formes de couleur pure, à l'aide de projections lumineuses. Nam June Paik utilise la vidéo comme un médium parmi d'autres.

Le miroir, lui aussi, est souvent intégré aux pièces (Julio Le Parc, Yayoi Kusama), ainsi que la caméra qui reproduit en direct les mouvements du spectateur (Carsten Höller, Jon Kissler). Alors que d'autres artistes, comme Rémy Zaugg, ont choisi la simple feuille de papier pour y inscrire, en creux, leurs «réflexions» sur l'art...

swissinfo, Laurence Chauvy

Faits

«The Expanded Eye», à voir jusqu'au 3 septembre 2006 au Kunsthaus de Zurich.
L'exposition présente 120 pièces, objets cinétiques, peintures, installations vidéo et films, autour du mouvement de l'Op art, ou art cinétique, qui exploite principalement la faillibilité de l'œil à travers les illusions d'optique.
Parmi les plus connus des artistes exposés: Salvador Dali, Marcel Duchamp, Yoko Ono, Pipilotti Rist, Bridget Riley, Jean Tinguely ou Andy Warhol.

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