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Genève tient son Festival des cinémas arabes

Détail de l'affiche de «Chroniques des années de braises», Palme d'Or à Cannes en 1975.

Initiée par L'Association Suisse-Algérie-Harmonie (ASAH), la première édition de cette manifestation genevoise se déroule du 25 septembre au 1er octobre.

Son ambition? Favoriser, à travers l'image, le rapprochement des cultures d'Orient et d'Occident.

De l'Algérie à la Palestine, en passant par la Tunisie, le Yémen, l'Egypte et le Liban... c'est un grand pan de la culture arabe qui passe à l'écran.

Genève lance donc sa première édition du Festival des cinémas arabes qui se tient dans la ville du bout du lac, du 25 septembre au 1er octobre. Au programme, films documentaires et de fiction.

Tempérer les ardeurs

A l'origine de ce festival, L'ASAH (l'Association Suisse-Algérie-Harmonie). Etablie à Genève, elle œuvre pour le rapprochement des cultures occidentale et arabe.

Son président Benaouda Belghoul, Suisse d'origine algérienne, confie: «Cette première édition tombe à point nommé. Elle démarre le lendemain des votations sur le droit d'asile. Quel que soit le résultat du vote, le cinéma permettra aux frileux de découvrir la société arabe - dont les médias donnent aujourd'hui une image affolante - dans sa diversité et ses valeurs. Valeurs qui ne vont pas forcément à l'encontre des valeurs d'ici. Cette ouverture vers le monde arabe viendra, on l'espère, tempérer les ardeurs».

Le programme du festival a été soigneusement établi par l'ASAH. Pour cette première édition, l'association genevoise rend, en effet, hommage à la Biennale des cinémas arabes de Paris en sélectionnant son palmarès de 1992 à 2006.

Elle accorde également une place d'honneur au grand cinéaste algérien Lakhdar Hamina dont six films («Le Vent des Aurès», «Chronique des années de braise», «Hassan Terro»...) seront projetés.

Le TGV comme cordon ombilical

Subventionné, entre autres, par le Département des affaires culturelles de la Ville de Genève et par la Loterie romande, ce festival a été préparé en collaboration avec l'IMA (Institut du Monde Arabe), à Paris, et avec le CAC (Centre d'animation cinématographique) de Genève.

«Pour les prochaines éditions, précise Benaouda Belghoul, l'IMA sera carrément notre partenaire. A partir de 2008, donc, nous serons en cheville avec Paris pour sa Biennale des cinémas arabes. Une partie de cette Biennale se déroulera à Genève, et une autre à Marseille. Les trois villes se partageront ainsi l'affiche du festival. Le TGV servira de cordon ombilical».

Voilà pour la musique d'avenir. Mais pour le moment, c'est vers Lakhdar Hamina, surtout, que se tourne le regard de Benaouda Belghoul.

«Les six films programmés du cinéaste, explique-t-il, retracent l'évolution d'une Algérie idyllique, qui n'existe plus parce que minée aujourd'hui par les années de plomb, celles du terrorisme».

Et d'ajouter: «On espère que ce festival, dans la totalité de ses films, aidera le public à mieux comprendre les enjeux politiques et sociaux qui sous-tendent, de nos jours, les conflits dans certains pays arabes».

swissinfo, Ghania Adamo

Faits

1er Festival de cinémas arabes de Genève, du 25 septembre au 1er octobre 2006, à la Maison des Arts du Grütli, CAC Voltaire.
Evénements annexes:
Exposition thématique sur l'Algérie d'hier et d'aujourd'hui (photos et textes didactiques) dans le hall du CAC Voltaire.
Journée du Liban le mardi 26 septembre, en présence de l'Ambassadeur du Liban, M. Lakhdar Hamina.

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Mohamed Lakhdar HAMINA

Le oprésident d'honneur de la 1ère édition de ce festival est né en 1934 à M'Sila. Il a fréquenté l'Institut National du Cinéma de Prague.

Après les accords d'Evian, en 1962, il tourne de nombreux documents sur la pré-indépendance, puis l'indépendance au lendemain de laquelle il rassemble ses anciens collaborateurs pour jeter les bases de ce qui va être l'Office des Actualités Algériennes (OAA) dont il est directeur de février 1963 jusqu'à sa dissolution en 1974.

Il dirige par la suite l'Office national Cinématographique et des industries du cinéma (ONCIC).

En 1965, il tourne son premier long métrage «Le Vent des Aurès» et dix ans plus tard, il est consacré au festival de Cannes qui lui attribue la Palme d'Or pour ses «Chroniques des années de braises».

Depuis, il s'est passablement tourné vers le public occidental en signant «Vent de sable» (1982) et «Dernière image» (1986).

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