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Israël-Palestine, la fraternité sur scène

Une image de «Longing or Exile at Home» par le Arab Hebrew Theatre de Jaffa. 

(D. R.)

Le Théâtre Saint-Gervais, à Genève, organise une manifestation culturelle autour du conflit israélo-palestinien.

A l'affiche, deux pièces de théâtre sur lesquelles viennent se greffer films, débats et conférences.

Pas un jour ne se passe sans que la presse en parle. Depuis de nombreuses années, le conflit israélo-palestinien alimente les colonnes des journaux en commentaires aussi sages que farfelus, et les petits écrans en images aussi tragiques que racoleuses.

Pour voir autrement ce conflit et pour échapper en quelque sorte à une info qui frise parfois l'intox, le Théâtre Saint-Gervais de Genève organise à cet effet, et jusqu'au 17 décembre, une manifestation culturelle. Sous le titre «Double exode? Israël-Palestine, une invitation», Philippe Macasdar, directeur de Saint-Gervais, met à l'affiche de sa salle deux pièces de théâtre sur lesquelles viennent se greffer films, débats et conférences.

La mémoire de milliers d'exilés

Pour interpréter ces deux pièces, deux troupes, «comme il n'en existe plus en Europe» précise Macasdar, en ajoutant que c'est pour la première fois qu'elles se produisent en Suisse.

L'une est israélienne, l'autre palestinienne. La première joue (jusqu'au 10 décembre) «Longing or Exile at Home», à l'enseigne du Arab Hebrew Theater de Jaffa. La deuxième est basée à Jérusalem-Est; elle jouera (du 14 au 17 décembre) «Al-Jidariyya», à l'enseigne du Théâtre national de Palestine.

Au cœur de «Longing...», la mémoire, celle de milliers d'exilés qui sur une terre d'accueil tentent de conjurer le passé. Au cœur de «Al-Jidariyya», la résistance telle que vue par la grand poète palestinien Mahmoud Darwich.

Théâtre de chair

Dans l'une comme dans l'autre pièce, aucune esbroufe. Juste un théâtre de chair qui dit l'engagement de deux peuples dans une lutte qui se veut réconciliatrice.

«Plus je vieillis, confie Philippe Macasdar, plus je me dis que la chance du théâtre, c'est d'être un lieu de freinage et de mise à distance de l'actualité. Je continue à croire que la scène ne doit absolument pas se laisser piéger par l'information. Sur cet angle-là, je me renouvelle peu».

Il est vrai que depuis une dizaine d'années, le directeur de Saint-Gervais, observateur attentif de la scène politique et de ses coups de théâtre, donne un écho pertinent à de nombreuses voix qui s'élèvent dans le monde.

Sans mur de séparation

Dans sa salle, il a accueilli ainsi des troupes arméniennes, brésiliennes, indiennes, convaincu que l'éclairage de certaines tragédies doit passer par les arts scéniques.

Le calendrier théâtral lui donne en tout cas raison puisqu'en même temps que ce «Double exode» le Théâtre de Carouge, à Genève, programme jusqu'au 18 décembre «Nathan le Sage».

Cette pièce magnifique de l'auteur allemand Gotthold Ephraïm Lessing, écrite en 1779 et dont l'action se situe à Jérusalem, tombe à point nommé avec l'actualité. Hervé Loichemol, qui la met donc en scène, y voit «un côtoiement pacifique des trois religions monothéistes, sans mur de séparation».

Un rêve comme le théâtre peut en avoir.

swssinfo, Ghania Adamo

Faits

«Double Exode? Israël-Palestine, une invitation», à voir à Genève, Théâtre Saint-Gervais, jusqu'au 17 décembre.
«Nathan le Sage», au Théâtre de Carouge, Genève, jusqu'au 18 décembre.

Fin de l'infobox


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