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Débats autour d'un projet de super-syndicat en Suisse

Vasco Pedrina, à l'ouverture du congrès du SIB à Lucerne, devrait être reconduit à la tête du syndicat.

(Keystone)

Les syndicats SIB et FTMH tiennent leurs Congrès annuels en cette fin de semaine. Au coeur des débats, l´intensification de leur collaboration. Mais des deux côtés, les résistances sont nombreuses.

Le rapprochement des deux plus importantes organisations de salariés date de 1996. Le Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB) et le Syndicat de l'industrie, de la construction et des services (FTMH) avaient alors créé UNIA, le syndicat du secteur tertiaire, et la Maison syndicale, une sorte de confédération qui coordonne les campagnes et offre des services communs.

Réunies séparément en Congrès cette fin de semaine - le SIB à Lucerne et la FTMH à Fribourg - les deux organisations doivent décider d'un éventuel renforcement de leur collaboration. Celle-ci pourrait aboutir à la création d'un nouveau syndicat interprofessionnel. Mais rien n'est joué d'avance: le projet est contesté de part et d'autre.

En effet, la FTMH et le SIB ne partagent pas la même philosophie. La première a fait du compromis avec les patrons son cheval de bataille. La seconde préconise plutôt la lutte.

Certains membres du SIB reprochent donc à leurs frères ennemis leur trop grand respect de la paix du travail. Au contraire, certaines voix s'élèvent à la FTMH pour critiquer l'esprit trop conflictuel du SIB.

Dans ce contexte, le profil du successeur de la présidente sortante Christiane Brunner aura de grandes conséquences sur les orientations futures.

Premier candidat: André Daguet, membre du comité directeur, prône le rapprochement. Quant au second candidat, Renzo Ambrosetti, également membre du comité directeur, il est partisan d'une ligne plus dure. Selon lui, les deux syndicats sont inconciliables.

Au SIB, Vasco Pedrina, le président procollaboration, devrait être reconduit, en dépit d'une fronde interne. Mais d'autres membres, plus réticents à l'idée d'un mariage, vont poser leur candidature pour le comité central.

L'enjeu de cette dispute? Interrogé par la Radio Suisse Romande, Jean-Claude Rennwald estime que le futur syndicat devrait avoir «une plus forte capacité de mobilisation pour faire face à des défis importants comme les salaires et le temps de travail».

C'est que le monde syndical traverse une mauvaise passe. Un seul exemple: au dernier recensement, la FTMH n'avait plus que 93 000 membres, contre 110 500 en 1990. Même constat au SIB, qui compte quelque 99 000 adhérents, alors qu'ils étaient 121 000 il y a dix ans.

Quelle que soit l'issue des débats de ce week-end, un projet concret ne devrait cependant pas voir le jour avant 2004. Dans un premier temps, le SIB et la FTMH souhaitent en effet intégrer les deux autres syndicats du secteur des services, Unia et la Fédération suisse des travailleurs du commerce, des transports et de l'alimentation (FCTA).

Caroline Zuercher

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