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Détection des prions pathogènes: un pas de plus à Zurich

Image de synthèse montrant deux prions. Celui de droite est atteint par la protéine responsable de la maladie. (archives Keystone)

Les recherches autour des agents de la maladie de la vache folle et de la maladie de Creuzfeld-Jacob, progressent. A preuve, les résultats que présente des chercheurs de l'Université de Zurich et qui pourraient déboucher sur des tests plus efficaces

C'est dans la revue britannique «Nature» que l'équipe de l'Institut de neuropathologie de l'Université de Zurich publie ce jeudi le fruit de ses recherches. Son patron, le professeur Adriano Aguzzi, a toutefois expliqué, mercredi lors d'une conférence de presse, qu'il ne s'agissait pas d'une nouveau test, ni d'un nouveau traitement de la nouvelle forme de la maladie de Creuzfeld-Jacob (MCJ), la variante humaine de la maladie de la vache folle (ESB).

Les chercheurs zurichois ont en fait réussi à identifier une protéine qui peut interagir spécifiquement avec la forme pathologique du prion. Cette capacité à reconnaître l'agent responsable de la MCJ et de l'ESB n'a été démontrée pour l'instant qu'en éprouvette. Mais elle permet d'envisager des applications importantes.

«Cette découverte peut amener le développement de tests plus sensibles que ceux que l'on a actuellement, explique Fabio Montrasio, l'un des chercheurs de l'Institut de neuropathologie de l'Université de Zurich. On peut envisager, au cas où l'on parviendrait à développer un test meilleur, d'identifier les patients qui ont attrapé la nouvelle forme de la MCJ le plus tôt possible et ainsi appliquer d'éventuelles thérapies.»

Autant dire que l'on est encore loin d'avoir trouvé une riposte à ces maladies. «Les expériences que nous menons sont toujours très longues, poursuit Fabio Montrasio. Il faut compter un à deux ans pour avoir des résultats. Nous y mettons toutes nos forces, mais il faut encore attendre.»

L'étude publiée ce jeudi ne représente donc qu'un pas. Mais elle confirme l'importance prise par Zurich dans ce domaine. Avec, depuis 10 ans, une série de découvertes fondamentales à l'actif des chercheurs zurichois. Mais aussi avec la création, et le développement, de la firme Prionics - issue de l'université - et dont le test de dépistage de l'ESB, le premier à être apparu sur le marché, est aujourd'hui largement utilisé.

Pierre Gobet, Zurich

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