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David Aebischer ou le «bonheur absolu»

David Aebischer soulève la Coupe Stanley, aussi imposante que mythique.

(Keystone)

David Aebischer est un homme heureux. Joint à son domicile de Denver, il goûte à sa première Coupe Stanley avant de participer à la parade de stars devant un bon demi-million de supporters dans le Colorado.

Un Suisse savoure un authentique exploit et explose de bonheur. PourDavid Aebischer, parler de rêve est un doux euphémisme. Premier hockeyeur helvétique à avoir percé en National Hockey League, le voilà d'emblée, pour sa première saison à ce niveau, vainqueur de la Coupe Stanley avec Colorado Avalanche.

«C'est le bonheur absolu, je ne trouve même plus les mots pour exprimer ce que je ressens! », explique David Aebischer. Il réalise progressivement ce qui lui arrive. Et d'ajouter «Certains patientent une carrière entière pour brandir la Stanley Cup.»

Peu importe qu'il n'ait été aligné que 32 secondes durant les play-off, en demi-finale contre les Los Angeles Kings. A ce niveau, l'alternance entre gardiens n'est plus d'actualité. Surtout quand le titulaire se nomme Patrick Roy, qu'il remporte sa 4e Coupe Stanley et son duel à distance face à Martin Brodeur, le cerbère des New Jersey Devils.

Avec 22 titularisations cette saison et 26 apparitions au total, David Aebischer a contribué au succès de l'Avalanche. Trois blanchissages, 12 victoires, 3 nuls et 7 défaites, son bilan personnel se laisse apprécier. Autant dire que les probabilités de voir son contrat prolongé dans le Colarado sont élevées, le staff technique lui ayant réitéré sa confiance.

Le Fribourgeois se retrouve sur la même longueur d'onde. «Je mise sur une prolongation de mon contrat pour poursuivre ma progression, nous explique-t-il. Même si je suis encore le gardien numéro 2. A 23 ans, j'ai le temps de voir venir.»

Menés 3-2 dans la série, les «Avs» ont su trouver les ressources nécessaires pour renverser la vapeur. «Après avoir égalisé à 3-3, j'ai su que nous remporterions la finale, concède David Aebischer. Nous ne pouvions pas nous manquer au Pepsi Center».

En fin de semaine, le Fribourgeois retraversera l'Atlantique pour passer ses vacances en Suisse. Et présenter à son public le fameux trophée où son nom est inscrit.

Jonathan Hirsch


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