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Boom des pétitions locales via une plate-forme en ligne

Le passage au numérique peut-il revivifier le droit de pétition? Il est trop tôt pour le dire, mais les premiers essais ont montré l'intérêt des citoyens. dpa

Simple effet de mode ou tendance durable? Il est trop tôt pour le dire, mais il est certain que les citoyens ont réagi avec fougue à la création de la première plate-forme permettant de lancer des pétitions à caractère local et de recueillir des signatures en ligne tout en profitant d’un soutien médiatique. En une semaine, 37 pétitions concernant les thèmes les plus divers ont été lancées. Et leur nombre ne cesse d’augmenter.

Ce contenu a été publié le 09 décembre 2016 - 10:47

Conçue et gérée par huit journaux régionaux de la Suisse du Nord-Ouest, qui font partie du groupe AZ Medien, la plate-forme petitio.ch a été présentée le 1er décembre. L’objectif est de revivifier la participation citoyenne dans les communes, c’est-à-dire à l’échelle où le désamour des citoyens pour la politique et pour la chose publique est allé croissant au cours des dernières décennies.

Facile d’accès et d’utilisation, la plate-forme se concentre sur les territoires où sont diffusés les huit quotidiens. Cela représente au total 422 communes des cantons d’Argovie, de Soleure, de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne et de la Vallée de la Limmat (cantons de Zurich et d’Argovie). Toutes sont reliées à la plate-forme. En effet, chaque pétition a pour destinataire une commune.

En plus de proposer le support technique, les journaux des différentes régions aident les auteurs des pétitions à promouvoir leurs revendications et à s’assurer que les autorités communales les examinent sérieusement. Chaque pétition peut être soutenue pendant 30 jours. Si le nombre minimum de signatures – variable en fonction des communes – est atteint, le journal envoie au service communal compétent une lettre dans laquelle il annonce la réussite de la pétition et exige une réponse officielle sur petitio.ch.

L’efficacité réelle de ce nouvel instrument d’e-démocratie, ainsi que ses éventuels effets négatifs, ne pourront être évalués que dans le temps. Pour l’heure, les politologues suivent l’expérience avec intérêt.

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