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Des bracelets électroniques plutôt que la prison

Le bracelet électronique, une alternative à la prison ferme.

(Keystone)

Après trois ans d’évaluation, l’expérience de surveillance électronique d’exécution des peines menée par six cantons suisses se révèle positive.

Moins onéreuse, cette méthode pourrait bientôt remplacer la prison ferme.

Lancé en 1999 par six cantons – Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Berne, Tessin, Vaud et Genève – le projet pilote de surveillance électronique de personnes condamnées à quelques mois de prison semble donner entière satisfaction aujourd’hui.

Durant trois ans, 631 personnes confinées à un périmètre délimité ont été suivies quotidiennement dans leurs déplacements. L’idée était de leur permettre de purger leur peine à domicile, auprès de leur famille. A la moindre infraction, une alarme prévient automatiquement la police.

Seulement 4% d’échecs

Au total, 16’000 alarmes – fausses en grande majorité - ont été déclenchées. Mais une intervention n’a été nécessaire que dans 6% des cas. Et, dans les faits, l’expérience n’a dû être interrompue au profit d’une peine de prison ferme que pour 4% des personnes soumises à ce régime.

Selon la directrice de l’évaluation du projet suisse, ces résultats correspondent à ceux enregistrés en Grande-Bretagne.

«C’est un vrai succès, se réjouit en effet Gabriela Peter. Et l’un des avantages majeur de ce procédé est que les personnes condamnées peuvent continuer de se rendre normalement à leur travail.»

L’exécution d’une peine avec un bracelet électronique offre également la possibilité d’adapter la sanction. Elle est jugée positive par la plupart des condamnés eux-mêmes.

Un moindre coût

A noter que le coût de cette forme de surveillance est relativement bas. Il se monte en effet à 54 francs suisses par jour et par condamné. En comparaison, la journée de semi-détention revient à 133 francs et celle de prison à 203 francs.

Selon l’Office fédéral de la justice, l’expérience des bracelets électroniques ne pourra être avalisée que lorsque l’analyse des récidives aura été achevée.

C’est pourquoi le Conseil fédéral ne décidera pas avant 2005 de la poursuite et de l’extension de ce genre d’exécution des peines.

swissinfo avec les agences

En bref

- Le projet de surveillance électronique a été lancé en 1999 par 6 cantons (Bâle-Ville et Bâle-Campagne, Berne, Tessin, Vaud et Genève).

- Le coût d’une journée de surveillance électronique est estimé à 54 francs suisses, contre 60 pour une journée de travail d’intérêt public et 114 francs pour un régime de semi-liberté.

- Le Conseil fédéral décidera en 2005 de l’extension et de la poursuite de ce genre d’exécution de peine. Soit lorsque l’analyse des récidives aura été achevée.

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Faits

631 personnes ont été équipées d’un bracelet électronique.
16’000 alarmes ont été déclenchées et une intervention s’est avérée nécessaire dans 6% des cas.
Dans 4% des cas (44), la mesure de surveillance électronique a été interrompue au profit d’une peine de prison ferme.

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