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Des députés suisses en mission européenne

Le Fribourgeois Anton Cottier se rendra à Paris.

(Keystone Archive)

Quatre parlementaires suisses sont attendus, mercredi à Paris, par des homologues français. C'est la première d'une série de visites destinées à faire progresser les accords bilatéraux, passés et futurs, avec l'Union européenne.

La Commission de politique extérieure inaugure une nouvelle formule de visite à l'étranger: la mission courte en formation restreinte et mixte, avec des élus du Conseil des Etats et du Conseil national. Ils seront quatre, en rotation, à se rendre à Paris, puis le 30 mai à Vienne, le 26 juin à Berlin, puis après la pause estivale à Rome, Londres et Bruxelles.

A Paris, la délégation suisse est emmenée par la Genevoise Françoise Saudan, présidente du Conseil des Etats. Elle comprend également un autre sénateur, le Fribourgeois Anton Cottier, ainsi que deux conseillers nationaux, le Bernois Walter Schmied ainsi que le genevois John Dupraz.

Ils rencontreront une belle brochette de députés français, parmi lesquels les présidents des Commissions des affaires étrangères, François Loncle pour l'Assemblée nationale, Xavier de Villepin pour le Sénat.

Les délégations de quatre parlementaires, avec un programme condensé d'une journée, évoquent des opérations commando. Mais Dominique Petter, secrétaire de la Commission des Etats, affirme qu'il s'agit surtout de «mieux se connaître». Anton Cottier parle pour sa part d'«échange d'idées».

Néanmoins, les élus sont porteurs d'un message politique. Ils comptent bien concourir à une ratification rapide de l'accord sur la libre circulation des personnes, que six pays membres de l'Union européenne doivent encore approuver. La France fait partie des retardataires. Autre objectif, la promotion des négociations bilatérales bis qui se mettent en place entre la Suisse et l'Union.

La Commission de politique extérieure veillera à taire ses divisions internes. Les délégués ont convenu de parler d'une seule voix, qui est aussi celle du Conseil fédéral.

Ce sera le cas en particulier sur l'interprétation du refus cinglant, le 4 mars dernier, de l'initiative «Oui à l'Europe». Autrement dit, selon Anton Cottier, «le but d'une adhésion mais dont le moment ne peut pas être fixé».

Thierry Zweifel, Bruxelles

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