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Des ministres sous protection

En plus de son passage à la télévision alémanique, Samuel Schmid a fait une tournée d'inspection à Genève.

(Keystone)

Les membres du gouvernement suisse subissent de plus en plus de menaces. Ce constat, c'est celui dressé par le ministre de la Défense Samuel Schmid sur les ondes de la télévision alémanique.

Samuel Schmid s'est par ailleurs rendu à Genève pour une visite surprise aux troupes chargées de la protection des ambassades.

Les menaces proférées contre les ministres ont augmenté ces derniers temps, constate Samuel Schmid. «C'est regrettable et ne correspond pas à la culture politique de la Suisse», a déclaré le ministre à la veille de Noël devant les caméras du journal télévisé alémanique.

Tous les membres du gouvernement sont aujourd'hui protégés plus intensivement par la police, selon le dossier en cours ou les tensions politiques du moment, a précisé le ministre. Selon lui, il faut prendre ces signes au sérieux.

Menaces de mort

Le 12 décembre, le Parlement n'avait pas réélu le leader de l'Union démocratique du centre (UDC / droite nationaliste), lui préférant Eveline Widmer-Schlumpf. L'UDC avait alors déclaré ne plus se sentir représentée par ses deux ministres – Eveline Widmer-Schlumpf et Samuel Schmid – et annoncé entrer dans l'opposition.

Cet événement a fait l'effet d'un tremblement de terre dans le monde politique et avivé les passions. Trois jours après cette élection surprise, Eveline Widmer-Schlumpf a reçu une menace de mort sous la forme d'une carte postale adressée à son père, l'ancien ministre Leon Schlumpf.

Mais ce n'est que la pointe de l'iceberg; la nouvelle ministre a également reçu bon nombre de menaces et de messages haineux. De plus, immédiatement après l'élection, le nombre 187 a été peint à plusieurs reprises sur les murs de son domicile. Ce nombre, qui fait référence au paragraphe du code pénal californien traitant des homicides, est utilisé comme menace de mort parmi les jeunes et les gangs.

La police du canton des Grisons prend ces menaces très au sérieux, assure son commandant Markus Reinhardt, et enquête pour en trouver l'origine. Selon Markus Reinhardt, Eveline Widmer-Schlumpf fait l'objet d'une protection 24 heures sur 24.

Pour Samuel Schmid, les auteurs de menaces «devraient plutôt nous engager à ne pas ajouter de l'huile sur le feu. Il faut soigner la culture politique et ses valeurs typiquement suisses», a-t-il déclaré à la télévision alémanique.

Visite surprise

Samuel Schmid a par ailleurs rendu visite lundi aux soldats chargés de surveiller les missions diplomatiques à Genève. La venue du chef de la Défense en cette veille de Noël n'avait pas été annoncée aux militaires.

Samuel Schmid a inspecté la centrale d'engagement de Meyrin. Il s'est notamment inquiété des conditions d'hébergement des militaires, a déclaré son porte-parole Dominique Bugnon. Des discussions sont en cours entre la Confédération et le canton de Genève pour remédier à cette situation.

Le patron du Département de la défense, de la protection de la population et des sports a ensuite fait une tournée sur le terrain. Il a visité deux postes situés devant les représentations américaine et israélienne. L'inspection a duré deux heures.

A Genève, environ 260 militaires sont affectés à la garde des missions diplomatiques. Ces hommes font leur cours de répétition. A terme, l'armée prévoit de confier ce travail à des professionnels uniquement. Les militaires seront moins nombreux et la police cantonale devrait être mise plus fortement à contribution.

swissinfo et les agences

TRADITION

Les personnages politiques ne font traditionnellement pas l'objet d'une surveillance étroite de la part des services de sécurité.

En ville de Berne, il n'est pas rare de voir un ministre – voire même le président de la Confédération – utiliser les transports publics, manger dans un restaurant ou déambuler dans les rues, seul ou en compagnie d'un simple huissier. Les parlementaires sont plus fréquemment encore au contact de la population.

Cette situation est caractéristique de la «tradition politique suisse» dont parle Samuel Schmid. Elle peut étonner à l'étranger, en France par exemple, où on n'imaginerait pas le Président de la République se déplacer seul en ville.

Mais en Suisse aussi, la situation change. La sécurité autour des ministres – bien que discrète – a été renforcée suite à des menaces. Et depuis quelques années, des contrôles plus sévères sont effectués à l'entrée du Palais fédéral, suite à un massacre perpétré au parlement du canton de Zoug.

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