Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Des problèmes internes paralysent les organes de lutte contre le blanchiment

L’Autorité de contrôle en matière de blanchiment travaille en sous-effectif. Elle doit traiter environ 500 dossiers.

(Keystone)

Après le Bureau de communication en matière de blanchiment, l'Autorité de contrôle au sein du Département fédéral des finances vit à son tour une vague de départs. Une situation qui profite aux blanchisseurs potentiels dans le secteur parabancaire.

Quatre des six juristes composant l'Autorité de contrôle ont présenté leur démission pour fin novembre ou fin décembre. Dieter Leutwyler, le porte-parole du Département fédéral des finances, confirme l'information de la «Sonntagszeitung». Le directeur de l'autorité Niklaus Huber n'aura bientôt qu'un seul collaborateur. Le porte-parole admet que la situation est «difficile».

Les départs s'expliquent par des motifs personnels, mais aussi par la surcharge de travail. «Nous sommes en sous-effectif», explique Dieter Leutwyler. Actuellement, l'autorité de contrôle doit traiter environ 500 dossiers. De plus, la concurrence est forte. Certains collaborateurs ont répondu aux sirènes du privé, qui peut offrir des salaires plus élevés, ajoute le porte-parole.

Le directeur de l'Administration fédérale des finances, Peter Siegenthaler, veut proposer rapidement des mesures structurelles. Il entend notamment faire passer l'autorité de contrôle du statut de 'section' à 'division'. Ainsi, le budget sera augmenté. L'objectif est de pouvoir mieux résister à la concurrence du privé en augmentant les salaires, précise le porte-parole.

Le Bureau de communication en matière de blanchiment a connu le même problème ces derniers mois. Cet organe qui reçoit les notifications de soupçons de blanchiment a perdu tous ses collaborateurs. Les chefs, Daniel Thelesklaf et Mark van Thiel, avaient quitté le navire en août pour rejoindre une banque privée. Les départs sont dus à des divergences de vues sur l'avenir et les compétences de cette unité intégrée à l'Office fédéral de la police (OFP).

La semaine dernière, le Conseil fédéral a procédé aux premières nominations. Le bureau sera dirigé par Judith Voney, actuellement cheffe suppléante de la police criminelle du canton de Berne. Ses effectifs passeront de quatre à six collaborateurs.

En attendant, la situation profite aux blanchisseurs potentiels du secteur parabancaire en Suisse. Le délai transitoire de deux ans prévu par la nouvelle loi sur le blanchiment a pris fin en avril. Depuis cette date, la loi prévoit que toutes les personnes et sociétés actives dans le secteur parabancaire encourent des sanctions pouvant aller jusqu'à la liquidation de leurs activités, si elles n'ont pas adhéré à un organisme d'autorégulation reconnu ou si elles n'ont pas demandé à être soumises directement à l'Autorité de contrôle.

Or des contrôles généralisés n'ont pas été faits pour l'instant. Et les quelque 600 demandes de soumission directe n'ont pas encore été traitées. D'autre part, on l'apprenait le mois dernier, l'Autorité de contrôle est confrontée à une résistance croissante du secteur parabancaire.

swissinfo avec les agences

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

×