Des stades suisses aux universités canadiennes

Les paysans ne sont pas les seuls Suisses à avoir émigré au Canada. Ancienne gloire du sport helvétique, Michel Portmann a pris le même chemin.

Ce contenu a été publié le 17 février 2002 - 23:25

Michel Portman s'est illustré jadis dans le saut en hauteur. Il est devenu tour à tour champion de Suisse chez les cadets (1959), chez les juniors (1960), puis chez les seniors (1966, 1967 et 1968).

Il a participé aux Jeux Olympique de Mexico grâce à son record national de saut ventral (2 mètres 15). Un record qui tient toujours, puisque ce type de saut a depuis été abandonné. Sa carrière sportive dans l'élite s'est finalement arrêtée avec ce qu'il appelle le «malheureux boycott des Jeux Olympiques de Moscou».

Reconversion dans l'enseignement

Aujourd'hui, Michel Portman est un professeur reconnu de l'Université du Québec, à Montréal. Il enseigne et fait de la recherche en kinantropologie. Il s'est notamment distingué en participant à la mise au point d'une technique qui permet aux personnes handicapées de développer presque normalement les muscles de leurs membres atrophiés.

C'est en 1970 qu'il a émigré vers le Canada, délaissant alors son poste de professeur de sports à Genève. Parmi les raisons de cette émigration, la rencontre d'une Canadienne et le désir de poursuivre ses études universitaires jusqu'à l'obtention d'un doctorat.

Une fois ce diplôme en poche, il a décroché un poste de professeur. Et grossi les rangs déjà bien garnis de la communauté universitaire suisse de Montréal et de Québec.

Intégration par le sport

Mais Michel Portman n'est jamais arrivé à se distancier du sport et des stades. Entraîneur des sauteurs en hauteur canadiens dans les années 70, il est ensuite devenu l'entraîneur personnel de grandes vedettes, telles que le sprinter Bruny Surin.

Aujourd'hui, il reconnaît que son adaptation au Canada n'a pas été facile au tout début. Pour autant il se dit très heureux de sa décision.

Alain Borgognon, Montréal

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