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Des Suisses solidaires avec les immigrés d´El Ejido

Les consommateurs n'ont pas hésité à manifester le mécontentement.

(Keystone)

Plus d´un millier de Romands ont écrit à la Migros et à la Coop pour dénoncer les conditions dans lesquelles vivent les travailleurs agricoles immigrés dans le sud de l´Espagne. Un mouvement de protestation qui s´étend désormais à la Suisse alémanique.

Dans leurs lettres, les consommateurs demandent aux deux géants suisses de la distribution d'intervenir auprès du gouvernement andalou et de la mairie d'El Ejido, afin qu'ils se préoccupent des conditions de logement des travailleurs immigrés et qu'ils fassent respecter la loi espagnole sur les étrangers.

Migros et Coop sont également invitées à «renoncer à des légumes bon marché - surtout les tomates, les aubergines et les concombres - lorsqu'ils sont produits «au mépris de la dignité humaine et de la nature».

Dans une lettre adressée, au début de ce mois, aux deux distributeurs, la Fédération romande des Consommateurs cherchait à connaître les suites données au rapport de la commission d'enquête du Forum civique européen et du Comité européen de défense des réfugiés et immigrés. Un document qui dénonce les conditions de travail dans la région de El Ejido. Voire l'hostilité de la population locale à l'encontre d'immigrés qui vivent dans des conditions «proches de l'esclavage».

Mais aucune amélioration des conditions salariales et de logement des immigrés n'a été constatée par les diverses ONG qui sont également intervenues auprès de Migros et de Coop. Et qui encouragent, aujourd'hui, les Suisses à écrire par milliers aux conseils d'administration des deux distributeurs.

A en croire son manager Johann Züblin, Migros n'a pas l'intention de rester les bras croisés. Elle aurait en effet décidé de contrôler avec plus d'attention la marchandise en provenance de cette région. Et elle aurait même décidé de dépêcher une délégation sur place «pour y constater les conditions de travail».

Quoi qu'il en soit, Migros écarte d'ores et déjà la solution du boycott. «Qui pénaliserait, surtout, les petits paysans et les ouvriers illégaux venus d'Afrique du Nord.

swissinfo avec les agences

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