Des trains sous surveillance

L'augmentation du sentiment d'insécurité et l'accroissement du vandalisme obligent les CFF à renforcer leurs contrôles dans les trains.

Ce contenu a été publié le 15 mars 2003 - 11:25

Police ferroviaire, Securitas et caméras vidéo font désormais partie du dispositif de surveillance.

En 1997 déjà, les CFF s'assuraient les services d'une police ferroviaire chargée de patrouiller et de faire régner l'ordre dans les trains et les gares.

«Au début, se souvient Pascal Delessert, chef de la police ferroviaire pour la Suisse Romande, ce service comptait 60 agents. Cette année, nous disposons de 175 hommes et au vu des problèmes que nous rencontrons, je pense que les effectifs ne vont pas cesser d'augmenter.»

Agressions verbales à répétition, manque de respect: en dix ans, les contrôleurs des CFF dénoncent en effet toujours plus d'agressivité, voire de violence à leur égard.

Tant et si bien que la police ferroviaire de Securitrans n'est plus en mesure, à elle seule, de faire face à la situation.

L'an dernier, des employés de l'entreprise Securitas ont donc été appelés à la rescousse pour accompagner le personnel de certains trains.

Ces agents ont notamment fait leurs preuves sur les lignes Sion-Genève, Fribourg-Lausanne ainsi que Neuchâtel-Lausanne. Sans avoir les moyens ni les pouvoirs dont dispose la police ferroviaire, ils font plutôt office de gardes du corps afin de permettre au personnel naviguant de travailler de manière plus sereine.

Des caméras vidéo

Mais les mesures de sécurité testées par les CFF ne s'arrêtent pas là. L'an dernier, la régie fédérale a également utilisé des caméras vidéo à certaines heures et sur certaines lignes jugées à risque.

Un 'direct' équipé de 24 caméras de surveillances a ainsi relié Genève et Lausanne. Le procédé a également été utilisé sur un autre tronçon, le Payerne - Lausanne - Vallorbe.

Le dispositif se déclenche à intervalle régulier mais peu aussi être mis en service par des passagers à l'aide de boutons-poussoirs.

Le bilan définitif de cette expérience n'a pas encore été tiré. Toutefois, les CFF ont déjà constaté une baisse de 80% des actes délictueux sur ces parcours.

Le coût élevé de ces installations constitue encore un frein à sa généralisation. Mais les CFF ne cachent pas leur intérêt pour ce moyen de surveillance. Et pour cause: la régie fédérale estime que le vandalisme en tout genre lui coût chaque année quelque 15 millions de francs.

swissinfo, Vanda Janka

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