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Deux milliards de mères qui ne sont pas toutes à la fête

En Ethiopie, plus de 100 bébés sur 1000 meurent avant leur premier anniversaire.

(Keystone)

Cette année, l'ONG «Save the children» profite de la fête des mères pour amplifier l'écho donné à son rapport annuel. L'occasion de rappeler que les mamans sont très nettement mieux loties en Suisse que dans les pays en voie de développement.

Sans surprise, le rapport mentionne le fossé abyssal qui sépare une minorité de pays riches du reste de la planète. A titre d'exemple, à l'accouchement, une Ethiopienne a un risque 600 fois plus élevé de mourir qu'une Suissesse.

C'est d'ailleurs pareil pendant la grossesse: 99% des 500 000 femmes qui décèdent chaque année suite à des complications se trouvent dans les pays en voie de développement.

En surtout en Ethiopie, où seules 10% des naissances sont assistées par un personnel compétent et où plus de 100 bébés sur 1000 meurent avant leur premier anniversaire.

Contraste saisissant avec la Suisse, où 99% des naissances bénéficient du soutien de professionnels de la santé et où la mortalité infantile n'est que de 3 pour 1000.

En comparant toujours les résultats de ces deux pays, on constate que 65% des Suissesses utilisent des moyens modernes de contraception, alors que seules 2% des femmes éthiopiennes y ont accès.

Le rapport de «Save the Children» nous apprend, en outre, que, lors de son premier mariage, l'âge moyen d'une Suissesse est de 28 ans. Et que quatre jeunes Suissesses âgées de 15 à 19 ans sur 1000 donnent naissance à un enfant.

En Russie, par contre, elles sont 45 pour 1000. Et aux Etats-Unis, 59 pour 1000.

La synthèse de l'ensemble des indicateurs utilisés pour cette enquête place la Suisse au 6e rang mondial, juste derrière les pays nordiques et les Pays-Bas.

Et Marie-France de Tassigny, présidente de la commission genevoise de la famille, de regretter: «l'absence d'assurance maternité en Suisse surprend tous nos voisins européens et nous place loin derrière les pays nordiques».

Il est vrai que le rapport de «Save the Children» n'a pas pris en compte ce paramètre-là qui est pourtant fondamental.

Frédéric Burnand


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