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Deux proches de Christoph Blocher candidats à la succession d'Adolf Ogi

Roland Eberle et Rita Fuhrer: le ticket officiel de l'UDC.

(Keystone)

La Zurichoise Rita Fuhrer et le Thurgovien Roland Eberle seront les candidats officiels de l´Union démocratique du centre pour la succession au conseiller fédéral Adolf Ogi, le 6 décembre. Les deux candidats écartés restent toutefois dans la course.

Le groupe parlementaire de l'Union démocratique de centre (UDC) a fait son choix mardi. Lors du vote, la Zurichoise Rita Fuhrer a récolté 34 voix, le Thurgovien Roland Eberle 31, le Bernois Samuel Schmid 14 et le Grison Christoffel Brändli 10. La majorité absolue était de 25 voix.

Le groupe parlementaire a en fait désigné deux candidats proches de la tendance blochérienne, dominante dans le parti, alors que Christoffel Brändli et Samuel Schmid représentaient deux sections cantonales souvent mises en minorité, car défendant des positions plus ouvertes, notamment sur la question de l'ONU ou de l'Europe.

L'UDC montre ainsi qu'elle ne veut plus au gouvernement d'un représentant en opposition presque continuelle avec la ligne du parti. Comme c'était souvent le cas avec Adolf Ogi. Et pour imposer cette ligne, le groupe parlementaire n'a pas hésité à choisir deux candidats qui sont actifs dans leurs exécutifs cantonaux respectifs, mais qui n'ont encore jamais siégé sous la coupole fédérale.

Samuel Schmid et Christoffle Brändli n'ont toutefois pas encore dit leur dernier mot. En effet, les deux hommes ont déclaré que, le cas échéant, ils ne refuseraient pas leur élection au Conseil fédéral le 6 décembre. Or, aussi bien l'un que l'autre peuvent encore compter sur le soutien de leurs collègues du Parlement.

Les deux partis bourgeois du gouvernement n'excluent en tout cas pas une telle possibilité. Le parti radical a d'ores et déjà déclaré que la désignation de deux conseillers d'Etat pour la candidature officielle était un «signe de pauvreté». Les radicaux entendront donc aussi les deux candidats écartés lors des auditions. Quant aux démocrates-chrétiens, ils doutent que le ticket officiel de l'UDC offre un véritable choix politique.

A gauche, le parti socialiste n'abandonne pas l'idée de bouter l'UDC hors du gouvernement. Le 6 décembre, ses parlementaires voteront donc pour des députés d'autres partis bourgeois. Reste à voir à qui profitera finalement cette stratégie lors du jour fatidique.

Olivier Pauchard









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