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Deux Suisses sur l'Atlantique

Dominique Wavre (à droite) présentant son bateau en modèle réduit.

(Keystone)

Le Genevois Dominique Wavre et le Vaudois Bernard Stamm s´élancent mardi dans la 4e édition du Vendée Globe. Prévu dimanche, le départ a été reporté en raison des mauvaises conditions météo.

Pour la quatrième fois, 24 bateaux partent des Sables-d'Olonne, pour un tour du monde en solitaire et sans escale de quelque 120 jours de course. Autrement dit, 24 skippers, dont deux femmes, dix récidivistes (dont le Franco-suisse Bernard Gallay) et quatorze nouveaux protagonistes.

Incontestablement, Dominique Wavre, 45 ans, s'annonce comme l'un des favoris. Son bateau est des plus performants. Depuis 1999, le navigateur genevois est en effet en partenariat avec l'Union Bancaire Privée. Son budget lui a permis de se préparer de façon efficace et sereine.

Mieux encore, Dominique Wavre jouit d'une expérience à défier tempêtes et marées: quatre Whitbread, quatre Solitaires du Figaro, sept Tours de France et de multiples titres de champion de Suisse de Surprise. Le navigateur genevois a même coaché le Défi français pour la Coupe de l'America.

En revanche, Bernard Stamm, lui, est toujours à la recherche d'un sponsor principal pour financer son projet et rembourser un emprunt personnel de 800 000 francs suisses. Cet ancien bûcheron vaudois de 37 ans livre depuis trois ans une véritable course contre la montre pour pouvoir être présent sur la ligne de départ du Vendée Globe.

La participation du navigateur vaudois (sous réserve d'homologation) semble ne tenir qu'à un fil. Mercredi, des problèmes de jauge l'ont contraint à mettre une nouvelle fois son bateau à sec, afin de le lester davantage. Condition sine qua non pour que le Comité de course l'autorise à larguer les amarres.

En effet, les calculs ont démontré que le centre de gravité de son «Superbigou» (qu'il a lui-même construit) est trop haut et que, par conséquent, il ne répond pas aux normes de stabilité imposées par le règlement. «Mais il n'a pas parcouru tout ce chemin, nous confie, confiante, Magali, porte-parole de Dominique Wavre, pour ne pas prendre le large».

C'est que les navigateurs s'aventurent pour 46 000 km de haute mer. De la côte atlantique française, ils longeront d'abord l'Espagne et le Portugal, puis l'Afrique de l'Ouest; opéreront dès le Cap de Bonne-Espérance une grande boucle pour contourner l'Antarctique, puis affronteront le dangereux Cap Horn (pointe de l'Amérique du Sud), pour remonter ensuite tout le Continent sud-américain, avec un retour par les Canaries.

Le départ, initialement prévu dimanche, a été repoussé à mardi après-midi. A l'issue du briefing météo, samedi matin, 18 des 24 skippers ont manifesté leur souhait de voir retarder le départ en raison des mauvaises conditions météo annoncées pour la nuit de dimanche à lundi. Des vents moyens de 50 à 55 noeuds et des rafales de plus de 60 noeuds sont prévus. L'organisateur Philippe Jeantot s'est rallié à l'avis des marins.

Emmanuel Manzi

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