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Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger, 

C’est Olivier à Berne. Comme chaque jour, j’ai sélectionné pour vous quelques nouvelles qui devraient vous intéresser.

Deux points forts pour cette sélection: un changement annoncé à la tête du Parti socialiste et le coût d’un enfant en Suisse.  

Bonne lecture!

Homme tenant un discours
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C’était une nouvelle attendue depuis un certain temps, mais cette fois elle est officielle. Christian Levrat a annoncé mardi qu’il n’avait pas l’intention de briguer un nouveau mandat de président du Parti socialiste suisse (PS).

Ce n’est vraiment pas une surprise. Il y a douze ans déjà que Christian Levrat est à la tête du PS. À l’intérieur du parti, plusieurs voix, dont celle des Jeunes socialistes, estimaient qu’il était temps de passer la main. Circonstance aggravante, le PS a réalisé son plus mauvais score depuis 1919 lors des élections fédérales du mois dernier.

Christian Levrat ne se représentera pas à son poste de président en avril prochain. Il a cependant insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une décision prise de longue date et non pas une réaction aux derniers résultats électoraux.

Les conjectures vont désormais bon train quant à la succession. Le portrait-robot de la future tête pensante du parti à la rose semble d’ores et déjà clair: femme, jeune et alémanique. À voir si l’avenir confirmera ces prédictions.

L’entrée à l’école – gratuite en Suisse – est souvent un soulagement pour les familles, qui ne doivent plus dépenser des sommes considérables pour l’accueil extra-familial des enfants. Keystone / Laurent Gillieron

L’expérience a montré que les articles que nous consacrons à l’argent gagné et dépensé en Suisse suscitent toujours un grand intérêt auprès de notre public. Eh bien, celui-ci devrait être de la même veine, puisqu’il traite du coût d’un enfant en Suisse.

Quand on aime, on ne compte pas, a-t-on coutume de dire. Mais en Suisse, il vaut peut-être malgré tout la peine de faire un budget avant de se lancer dans les joies de la parentalité. Des études montrent en effet qu’il faut un minimum d’un demi-million de francs pour élever un enfant en Suisse.

Dans le pire des cas, un enfant peut même conduire à la pauvreté. Parmi les charges qui grèvent le plus le budget familial avec l’arrivée d’un enfant: les frais de garde dans un pays où les crèches sont parmi les plus chères du monde.

swissinfo.ch

Poursuite aujourd’hui encore de notre série consacrée au 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Avec une plongée dans le monde toujours passionnant des archives des documents diplomatiques suisses.

Il paraît que gouverner c’est prévoir. Mais le problème, c’est qu’on ne peut pas toujours tout prévoir. Et la chute du Mur de Berlin en est un exemple flagrant. Cet événement a pris les diplomates totalement par surprise, en Suisse comme ailleurs.

En lisant les archives de l’époque, on voit à quel point les diplomates étaient perplexes. Tenter de prédire l’évolution politique future de l’Allemagne correspondait alors à tâtonner dans l’obscurité.  

Au milieu de ce brouillard, les diplomates suisses ont tout de même immédiatement eu une intuition qui allait s’avérer juste. Ils ont compris que jamais la neutralité ne pourrait être une option pour ce grand voisin. L’analyse était correcte, mais aussi dictée par un certain parti-pris idéologique, comme vous pourrez le découvrir.

  • Mon collègue Andrea Tognina s’est une nouvelle fois plongé dans les archives Dodis
  • Vous préférez les archives filmées aux vieux documents? Pas de problème avec les Archives de la RTS qui consacrent un dossier spécialLien externe à la chute du Mur
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Keystone

Encore un retour dans l’Histoire pour ce dernier thème de notre sélection. Avec l’interview de Max Göldi. Ce nom vous est certainement familier. Il avait été retenu otage par la Libye de Kadhafi de 2008 à 2010 et les tentatives pour obtenir sa libération – qui tenaient d’un feuilleton tragi-comique – avaient tenu la Suisse en haleine.

En 2008, la police genevoise avait arrêté un fils du leader libyen dans un hôtel pour avoir brutalisé son personnel. Commençait alors pour Max Göldi, alors employé d’ABB en Libye, un véritable chemin de croix qui allait durer deux ans.

Très marqué par l’affaire, Max Göldi avait gardé le silence pendant longtemps. Jusqu’à la parution de son livre intitulé «La vengeance de Kadhafi» en 2018.

Pour la RTS, Max Göldi a accepté de se rendre pour la première fois à Genève, là où tout avait commencé. Il parle de son histoire et de son expérience dans une longue interview. Il y raconte notamment comment il s’est retrouvé seul aux commandes de l’ambassade suisse de Tripoli.

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