Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne. J’ai sélectionné pour vous quelques nouvelles susceptibles de vous intéresser.
Pour cette sélection du vendredi, j’ai mis l’accent sur les risques qu’il y a à publier n’importe quoi sur les réseaux sociaux, comme le montre la mésaventure d’un jeune Genevois.
Bonne lecture!
On pense souvent qu’Internet est synonyme d’anonymat. Mais ce n’est pas le cas, et même de moins en moins. Les activités en ligne peuvent avoir de graves conséquences, comme le montre l’exemple d’un adolescent genevois pris dans le collimateur du… FBI américain.
Cet adolescent de 15 ans a été repéré par l’algorithme d’un organisme travaillant pour le FBI après avoir posté une vidéo relevant de la pédopornographie sur Snapchat. Le cas a été ensuite signalé à la Police fédérale suisse, qui l’a transmis à la Justice genevoise.
Après enquête, il s’avère que ce jeune avait publié cette vidéo qu’il avait reçue et qui l’avait choqué pour la dénoncer. Il l’avait accompagnée de la mention «il y a des gens qui méritent d’aller en enfer». Finalement, il écope d’une simple réprimande.
Morale de l’histoire: il faut toujours bien réfléchir à ce que l’on publie sur les réseaux sociaux. Même de simples «like» relatifs à des articles douteux publiés sur Facebook peuvent avoir des conséquences légales.
- L’histoire et le commentaire d’un spécialiste sur le site de RTS InfoLien externe
- L’histoire originaleLien externe dans les colonnes de la Tribune de Genève
Les coopératives d’habitations célèbrent leur centenaire en Suisse. Beaucoup d’entre elles avaient été instaurées après la Première Guerre mondiale, une époque caractérisée par un manque de logement et un taux de chômage élevé dans le secteur de la construction.
À la base, ces coopératives avaient un but social évident. Elles permettaient aux travailleurs pauvres de pouvoir se loger en ville. Les Chemins de fer fédéraux (CFF) ont par exemple mis la main au porte-monnaie pour loger les cheminots et leur famille.
La situation économique s’est bien améliorée en Suisse, mais les coopératives n’ont pas disparu pour autant. De nos jours, environ 4% des logements sont gérés par des organismes à but non lucratif. Dans les grandes zones urbaines, où les prix de l’immobilier flambent, c’est souvent bien plus. Ainsi à Zurich, un quart des appartements appartiennent à des coopératives.
Séduisante au premier abord, la formule des coopératives d’habitation n’échappe cependant pas aux critiques. La principale: elles seraient désormais réservées aux classes moyennes supérieures en raison de loyers et de cotisations trop élevés.
- Découvrez l’histoire de ces coopératives d’habitation dans l’article de ma collègue Sibilla Bondolfi
- Approfondir le sujet avec notre série: «Ainsi se logent les Suisses»
- À Genève, où les loyers sont très élevés, les logements d’utilité publique connaissent un boom, comme le rapporte un articleLien externe de la Tribune de Genève
- Le même thème mais sous forme de vidéo sur le site de RTS InfoLien externe
Même en football, un titre de champion du monde n’ouvre pas forcément les portes de la gloire. En témoignent les membres de l’équipe suisse des moins de 17 ans, couronnés il y a exactement dix ans. Leurs destins ont été des plus divers.
Le 15 novembre 2009, les M17 remportaient le titre de leur catégorie au Nigéria. C’était le premier – et unique – titre mondial pour une équipe suisse de football.
On pourrait imaginer que pour des adolescents, un tel titre fasse office de véritable sésame vers les grands clubs et la gloire. Mais ce n’est pas forcément le cas. Si certains – pas les plus nombreux – sont bel et bien devenus des stars, beaucoup d’autres ont dû se contenter d’être des joueurs honnêtes, sans plus. Et certains ont même raccroché leurs crampons depuis longtemps déjà.
- Les destinsLien externe de tous les joueurs sur RTS Sport
- Durant toute la semaine, le quotidien Le Temps consacre une série d’articlesLien externe à l’équipée M17 de 2009 (version payante)
Et pour terminer, une petite nouvelle qui ravira les plus gourmands – et les plus riches! À la fin du mois de novembre, une entreprise suisse lancera le chocolat le plus cher du monde.
Conçue par le Schwytzois Alain Mettler, fondateur de la start-up «Attimo Chocolate», la plaque de chocolat de 80 grammes sera vendue au prix de… 640 francs. Produite à seulement 50 exemplaires et vendue en ligne, cette tablette entrera dans le livre Guiness des records comme étant le chocolat le plus cher du monde.
Ce prix élevé s’explique surtout par la provenance des produits. Le cacao vient d’un petit village du Venezuela. La récolte est très limitée, et il faut normalement patienter presque 20 ans pour en obtenir. La tablette «Attimo» contient également une pincée d’un safran cultivé dans le village valaisan de Mund et qui atteint le prix de 30’000 francs le kilo. Bon appétit!
- La nouvelle sur le site de 20 MinutesLien externe
- L’histoire des pionniers suisses du chocolat sur swissinfo.ch
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