Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, adeptes des dernières nouvelles helvétiques,
L’actualité de ce jour est marquée par le débat au Parlement sur la transparence du financement des partis politiques. Les mentalités évoluent, mais à un rythme extrêmement lent.
Les regards sont aussi tournés vers Genève où s’ouvre le premier Forum mondial sur les réfugiés.
Bien du plaisir,
Un petit pas vers davantage de transparence en politique suisse. La Chambre haute du Parlement invite le peuple à rejeter l’initiative populaire à ce sujet, mais elle entre en matière sur un contre-projet.
Contraindre les partis à communiquer chaque année leur bilan et leurs comptes, ainsi que l’origine des dons de plus de 10’000 francs. Pareil pour les particuliers et les comités qui dépensent plus de 100’000 francs dans une campagne. C’est ce que demande l’initiative «Pour plus de transparence dans le financement de la vie politique».
Des mesures qui vont trop loin, estime la Chambre haute, qui propose un contre-projet indirect édulcoré: les partis annoncent les dons à partir de 25’000 francs, les comités et les particuliers le font si leur campagne dépasse 250’000 francs.
Pour la section suisse de l’ONG Transparency International, l’option retenue par la Chambre haute ne va clairement pas assez loin. «Les lacunes du contre-projet rendent la loi de facto inexistante», nous a affirmé son directeur adjoint Alex Biscaro.
La Suisse est le seul État membre du Conseil de l’Europe à ne pas avoir édicté de prescriptions concernant le financement des partis politiques au niveau national. Un retard régulièrement pointé du doigt par le Groupe d’États contre la corruption (GRECO).
- Les enjeux du débat sur la transparence au Parlement sur notre site
- Interview du secrétaire exécutif du GRECO à propos de la dernière campagne électorale en Suisse
- Le texte de l’initiative et du contre-projet sur le site du ParlementLien externe
Genève accueille cette semaine le premier Forum mondial sur les réfugiés. De nombreux chefs d’État et ministres font le déplacement, dont le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Cette réunion s’ouvre dans un contexte tendu. Le nombre de personnes déplacées de force n’a jamais été aussi élevé dans le monde depuis la création du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en 1950. Leur accueil laisse souvent à désirer, comme le montre l’image ci-dessus, prise dans un camp en Bosnie en plein hiver.
Plus de 70 millions de personnes sont déracinées par la guerre, les conflits ou les persécutions. Plus de 25 millions d’entre elles sont des réfugiés qui ont fui au-delà des frontières internationales et ne peuvent rentrer chez eux, selon les chiffres du HCR.
L’objectif de ce Forum mondial est de mettre en œuvre le Pacte mondial sur les réfugiés, adopté en décembre 2018 par 181 États, avec des actions sur les causes des déplacements et un soutien aux pays de premier accueil. Ce traité n’a pas suscité de levée de boucliers, contrairement au Pacte mondial sur les migrations que la Suisse n’a toujours pas ratifié.
- Les enjeux de ce Forum mondial sur les réfugiés dans le journal Le TempsLien externe
- Pour en savoir plus sur les détails de la conférence: le site du HCRLien externe
- Notre article sur les réticences du Parlement suisse au sujet du Pacte sur les migrations
Faut-il davantage d’appartements à loyers modérés en Suisse? Le peuple est appelé aux urnes le 9 février.
Les citoyens votent sur l’initiative populaire intitulée «Davantage de logements abordables». Le texte demande que la Confédération et les cantons collaborent afin qu’au niveau national 10% au moins des logements nouvellement construits soient propriété de maîtres d’ouvrage d’utilité publique.
Selon les initiants (notamment l’Association suisse des locataires, la Fédération des coopératives d’habitation, le Parti socialiste, les Verts et l’Union syndicale suisse), cela permettrait de faire en sorte que toute personne puisse trouver, pour elle et sa famille, un logement adéquat à des conditions supportables.
L’initiative est trop rigide, ne répond pas à la demande réelle et risque de freiner les investisseurs, estiment ses détracteurs. Le gouvernement, la majorité du Parlement ainsi que l’Union suisse des arts et métiers s’opposent à ces nouvelles mesures.
- Tous les détails et les enjeux de cette votation dans l’article de ma collègue Sonia Fenazzi
- Notre article sur les appartements vides dans les agglomérations
- Approfondir le sujet avec notre série: «Ainsi se logent les Suisses»
Le nombre de personnes décédées en Suisse en 2017 est de 66’971. Les maladies cardiovasculaires et les cancers restent les causes principales.
La mortalité a augmenté de 3% entre 2016 et 2017, révèlent les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique. 61% des personnes qui ont perdu la vie avaient plus de 80 ans, 26% entre 65 et 79 ans.
Les causes les plus fréquentes de la mort varient en fonction de l’âge: maladies cardiovasculaires chez les plus de 80 ans, cancer chez les 40-80 ans et accidents ou suicides chez les 16-40 ans.
Au début de l’année 2017, une vague de grippe particulièrement agressive chez les personnes de plus de 65 ans a provoqué près de 1500 décès de plus que d’habitude à la même période.
- Les chiffres détaillés sur le site de l’Office fédéral de la statistiqueLien externe
- Le sujet de la Radio Télévision suisseLien externe sur la mortalité en 2017
Jusqu’à Noël, nous vous offrons chaque jour une spécialité d’un canton différent. Un petit morceau de Suisse, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.
🎄 CALENDRIER DE L’AVENT 🎄
En ce lundi nous ne vous proposons pas une, mais deux recettes: la tourte au kirsch de Zoug et le papet vaudois. 🍒🥔
Bon appétit!
Le calendrier complet est à retrouver ici.
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