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Aujourd’hui en Suisse

L'ONU, chers abonnés, est-elle condamnée à jouer les utilités?

Que ce soit dans l'épreuve de force entre Washington et Téhéran, dans l'aggravation du conflit en Libye, les puissances qui se font face écartent l'organisation de maintien de la paix et de la sécurité dont ils sont pourtant les membres les plus importants.

La Suisse, elle, poursuit inlassablement sa mission de bons offices. Avec notamment son ambassadeur à Téhéran, qui garde ouvert le canal diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran.

Bonne lecture, 

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SWI-Frédéric Burnand

«Je suis encouragé par les signes que l’escalade du conflit dans le Golfe pourrait s’apaiser. Le monde ne peut pas se permettre une autre guerre

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, l’a dit à propos de l’accalmie dans l’épreuve de force de ces derniers jours entre l’Iran et les Etats-Unis.

Le soulagement du Portugais n’en masque pas moins son impuissance à s’interposer entre les grandes puissances militaires, toutes occupées à leurs rapports de force. C’est ce qu’on appelle la géopolitique qui revient en force au détriment du cadre international censé remplacer l’équilibre des puissances comme mode de résolution des conflits, comme au 19e Siècle, par l’acceptation d’un droit international respecté par tous les Etats, grands ou petits. Soit l’Organisation des Nations Unies.

«Rarement l’ONU n’a semblé plus impuissante dans la réalisation de son objectif fondamental: le maintien de la paix et de la sécurité du monde, constate, comme beaucoup d’autres, Pierre Ruetschi, directeur du Club suisse de la Presse. 2020 ne sera donc pas l’année de la nécessaire et tant attendue réforme du système onusien, mais l’occasion de démontrer qu’il n’y a pas d’alternative au multilatéralisme pour répondre aux défis de plus en plus complexes, globaux et transversaux que pose un monde devenu dangereusement instable.»

the Busher reactor
Keystone

Nous l’évoquions à l’instant. Les tensions entre Washington et Téhéran semblent s’écarter du champ militaire

Elles n’en demeurent pas moins vives, en se concentrant à nouveau sur l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, comme l’a martelé cette semaine Donald Trump.

Un accord qui n’est pas encore caduc, souligne Marc Finaud, responsable du thème de la prolifération des armes au Centre de politique de sécurité de Genève. «Vous avez peut-être lu beaucoup d’avis affirmant la mort de l’accord, à la suite du retrait de l’Iran qui aurait relancé son programme d’armes nucléaires. Tout cela est faux», déclare-t-il à mon confrère Simon Bradley, avec qui je partage un bureau de correspondants au Palais des Nations à Genève.

Et Marc Finaud d’avertir: «Il est clair que les bellicistes américains rêvent du jour où l’Iran dira qu’il a des armes nucléaires, car ce serait le prétexte parfait pour faire la guerre à l’Iran, en utilisant le même prétexte que pour l’invasion de l’Irak – les armes de destruction massive qui en l’occurrence n’existaient pas. C’est pourquoi l’Iran est si prudent.»

avion
© Keystone / Walter Bieri

Il s’appelle Markus Leitner et suit de près les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran. Ambassadeur de la Suisse à Téhéran, il maintient le canal diplomatique entre les deux pays qui ont rompu leur relation officielle.

Nous vous proposons de découvrir ce diplomate de 53 ans entré au Département fédéral des Affaires étrangères en 1996. «Les nerfs d’acier de Markus Leitner ont également été mis à l’épreuve en décembre dernier, lors des négociations difficiles qui ont abouti à un échange de prisonniers entre l’Iran et les États-Unis. L’ambassadeur suisse avait alors reçu les louanges d’un membre du gouvernement de Washington, qui avait salué dans la «Sonntagszeitung» son travail «sans relâche pour la libération du citoyen américain», racontent Kathrin Ammann et Balz Rigendinger.

Cet engagement peut-il permettre une avancée en Suisse? Le président des États-Unis et sa suite ainsi que Mohammad Javad Zarif, le ministre des Affaires étrangères iranien ont annoncé leur venue au prochain Forum économique mondial qui se tient à Davos dans deux semaines.

vache
Keystone / Jean-christophe Bott

Le géant de l’agroalimentaire Nestlé en est convaincu: la gamme de laits infantiles qu’il propose est prometteuse. Ce qui ne manque pas de soulever les critiques d’ONG comme Baby Milk Action.

«Nous voulons nous adresser à tous les bébés, pas seulement à ceux nourris au lait maternisé», explique le responsable de la nutrition chez Nestlé, Thierry Philardeau, à un groupe de journalistes réunis sur le site des activités de recherche et développement (R&D) de la multinationale à Lausanne. «Toutes les étapes, tous les bébés et toutes les mamans», lance-t-il.

Mais voilà. Cette ambition fait face à une volée de critiques et de contestations, comme le raconte ma consœur Jessica Davis Plüss.

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