Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses du monde,
Cette semaine, Montreux est la capitale mondiale des espoirs du ballet. Montreux? Eh oui, pour cause de travaux au Palais de Beaulieu, c’est là que se tient exceptionnellement le fameux Prix de Lausanne.
Je vous propose également de découvrir une nouvelle élue sous la coupole fédérale, dans le cadre de notre série: l’UDC Martina Bircher, championne intransigeante de la loi et de l’ordre, et de participer au débat sur le droit de vote à 16 ans, en votation à Neuchâtel le week-end prochain.
C’est parti pour le Prix de Lausanne le concours international de danse classique que le monde – et surtout l’Asie – nous envie. Un art figé le ballet? Pas du tout.
Ils et elles sont 84, de 27 pays, âgés de 15 à 18 ans. Les lauréats reçoivent une bourse d’études pour rejoindre une prestigieuse école de ballet ou suivre une formation dans une compagnie.
Le niveau est très élevé. Les jeunes danseuses et danseurs asiatiques y sont particulièrement motivés, car la formation dans leurs pays est encore insuffisante.
De retour dans le Jury après dix ans, Philip Cohen, directeur du Ballet du Grand Théâtre de Genève, tire un constat très positif sur l’évolution de l’enseignement de la danse. «Avoir une bonne technique c’est important, mais il ne faut pas oublier que c’est aussi du plaisir, qu’on est des artistes avant tout», rappelle-t-il.
- L’article de mes collègues Akiko Uehara et Céline Stegmüller, avec l’interview en vidéo de Philip Cohen
- Le Prix de Lausanne 2016 vu de l’intérieur, vidéo de mon collègue Carlo Pisani
Suite de notre série de portraits de nouvelles élues sous la coupole fédérale. Martina Bircher de l’UDC n’est pas du genre à garder son drapeau dans sa poche. Avec elle, les fraudeurs de l’aide sociale ou de l’asile n’ont qu’à bien se tenir.
En octobre dernier, les Suisses ont élu le Parlement le plus féminin de l’histoire du pays. Ce n’est pas encore la parité, mais les femmes représentent désormais 42% des députés de la Chambre basse. swissinfo.ch a décidé de faire le portrait de huit nouvelles députées issues de huit partis.
L’élue du jour est jeune (35 ans) et déterminée. Dans son canton d’Argovie, Martina Bircher s’est fait remarquer en demandant une réduction des prestations sociales et des mesures de contrôle des naissances, en particulier pour les familles de requérants d’asile.
Cette championne intransigeante de la loi et de l’ordre se définit comme une battante. Dotée d’un instinct politique que même ses adversaires saluent, elle motive ses engagements par son «sens de la justice».
- Le portrait de Martina Bircher, par mon collègue Urs Geiser
- Notre dossier sur les élections fédérales 2019
Dans le canton de Neuchâtel, une initiative demande que les jeunes puissent participer aux votations et élections au niveau cantonal dès l’âge de 16 ans. Les citoyens neuchâtelois se prononceront sur la question le 9 février.
En attendant, la publication de notre article a soulevé un débat animé parmi nos utilisateurs Facebook. La communauté s’est scindée en deux camps distincts: les pour et les contre.
Pour les uns, «le jeunisme sert à faire voter des gens qui, par manque de culture et d’expérience, ne votent que par émotion», car «quand on a 16 ans, on n’a pas le recul suffisant pour comprendre l’ingénierie sociale». Et un autre utilisateur de renchérir: «Le jeunisme est une imbécilité. Quelle erreur !». Une grand-mère pense que ses 4 petits-enfants n’ont aucun intérêt pour la politique et souhaitent seulement profiter des bons plats de leurs grands-parents.
Quant à lui, Marc-Antoine Wutrich considère que le but de cette initiative est de créer un nouvel électorat. Sur ce point, notre article montre toutefois que cette ouverture ne suffit pas à faire augmenter le taux de participation des jeunes.
Doris Vurpillot tempère quelque peu et écrit qu’à 16 ans, les jeunes ne sont pas assez matures ni assez impliqués. Ils seraient également trop dans l’émotion et surtout influençables. «Laissons-les grandir…», conclut-elle.
Dans l’autre camp, les lecteurs sont d’un tout autre avis. «La démocratie appartient à tous et il serait temps de laisser les jeunes prendre les décisions qui les concernent eux-mêmes», peut-on ainsi lire. Pierre Calame rebondit sur la question de la maturité et estime que rien ne garantit que les votants plus âgés aient un niveau culturel suffisant. Il rappelle que c’est à 16 ans que l’on demande aux jeunes de prendre des décisions sur leur vie professionnelle future ou que la loi leur permet de demander leur émancipation. Pour lui, le droit de vote coule donc de source.
- Au vu de ces réactions très tranchées, il y a fort à parier que le débat est loin d’être clos. Votre avis nous intéresseLien externe.
- Pour un rappel des faits, lisez l’article de mon collègue Renat Kuenzi
swissinfo.ch recherche des Suisses de l’étranger ayant passé des vacances au Foyer des Suisses de l’étranger entre 1956 et 1979.
Connaissez-vous Dürrenäsch, petit village argovien perché en haut d’une colline entre les vallées de Wynen et de Seetal?
Peut-être que votre famille, vos parents, des amis ou vous-même avez déjà séjourné dans cette colonie de vacances pour les Suisses de l’étranger?
- Ma collègue Melanie Eichenberger cherche des témoins. Contactez-nous en cliquant ici.
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