Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses établis à l’étranger,
Devinez de quoi nous vous parlons aujourd’hui? Et bien, malheureusement, du coronavirus, qui poursuit sa propagation. En Suisse, le nombre de personnes infectées a passé la barre des 300. La situation est toutefois loin de celle du nord de l’Italie, où les médecins confrontés aux limites du système sanitaire doivent choisir quel patient sauver.
En espérant que vous vous portez bien, je vous souhaite une bonne lecture,
Le coronavirus continue sa propagation en Suisse. Lundi à midi, le pays comptait 312 personnes infectées, selon l’Office fédéral de la santé publique. Le Parlement a toutefois décidé de continuer à siéger.
Certains élus de la droite conservatrice demandaient la fermeture pure et simple du Palais fédéral pour lutter contre la propagation du coronavirus. Les présidents des deux Chambres fédérales ont refusé d’aller jusque-là. La session se poursuit donc, mais les mesures d’hygiène et de protection sont renforcées.
Dans le nord de l’Italie, les hôpitaux sont saturés face à la progression du covid-19. Les médecins sont déjà appelés à privilégier ceux qui ont le plus de chance de s’en sortir: «Depuis ces derniers jours, nous devons choisir qui intuber, entre un patient de 40 ans et un de 60 ans qui risquent tous les deux de mourir. C’est atroce et nous en pleurons, mais nous n’avons pas d’appareils de ventilation artificielle en nombre suffisant.»
- Nombre de cas, conséquences et analyse, notre point sur la situation actuelle en Suisse
- Au nord de l’Italie, les hôpitaux sont face à une situation catastrophique, lireLien externe l’article du journal La Croix (payant)
- L’article de mon collègue Olivier Pauchard sur les conséquence néfastes du coronavirus sur l’économie suisse
Et comme le Parlement a décidé de continuer à travailler, il a commencé aujourd’hui l’examen de l’initiative populaire «Stop à l’îlot de cherté». Le texte propose une modification de la loi pour faire baisser les prix.
En Suisse, la nourriture et les boissons coûtent 60% de plus que la moyenne des prix pratiqués dans les pays de l’Union européenne. La faute à des importateurs qui profitent du pouvoir d’achat de la Suisse pour fixer des prix surfaits. Tout le monde reconnaît le problème.
Pour lutter contre cette discrimination, l’initiative, lancée par un comité de personnalités de droite comme de gauche, veut permettre aux entreprises suisses d’acheter à l’étranger sans passer par des fournisseurs obligés. La non-discrimination devrait également être garantie dans le commerce en ligne grâce à une interdiction du blocage géographique.
- Lire l’article de ma collègue Marie Vuilleumier, qui suit pour vous la session du Parlement
- La Suisse fait aujourd’hui partie des pays les plus riches du monde, mais ça n’a pas toujours été le cas, relire l’article de ma collègue Sibilla Bondolfi
- Relire l’article de mon collègue Christian Raaflaub sur le tourisme d’achat
L’omniprésence du coronavirus n’a pas encore fait oublier le réchauffement climatique. Une start-up suisse Daphne Technology a mis au point un filtre pour réduire la pollution maritime.
Loin des yeux, loin du cœur. L’adage s’applique bien à la pollution des bateaux et des cargos marchandises. Comme ils naviguent en haute mer et échappent aux regards, on oublie souvent qu’une cinquantaine de navires de croisière émettent à eux seuls 10 fois plus d’oxyde de soufre que toutes les voitures en circulation en Europe.
Depuis le 1er janvier de cette année, l’industrie maritime doit se conformer aux nouvelles réglementations internationales sur les émissions d’oxyde de soufre. Le filtre mis au point par la start-up s’inscrit dans cette logique, il permet de réduire drastiquement les émissions nocives des navires et de les transformer en fertilisant.
- Lire l’article sur Daphne Technology de mon collègue Armando Mombelli
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Et même si l’heure n’est pas aux voyages, les Suisses continuent à céder à l’appel du large. Aujourd’hui, nous vous racontons l’histoire d’un couple de Bernois qui a mis le cap sur la France pour reprendre une auberge.
«Nous nous sommes dit que si nous n’essayions pas maintenant, nous ne le ferions jamais. Et ne voulions pas le regretter à 60 ans», nous expliquent Zimi Kesselring (38 ans) et Reno Moser (41 ans). Rien ne prédestinait le couple bien installé dans la capitale suisse à partir s’installer en France. C’est pourtant ce qu’ils ont fait pour reprendre l’auberge fondée quelques années plus tôt par le père de Zimi.
«Une telle aventure est un test pour le couple», affirment les deux nouveaux Suisses de l’étranger. Désormais, plus de frontière entre leur vie privée et professionnelle. Cela peut parfois créer des tensions, mais le couple a mis en place des mesures pour que tout se passe au mieux.
- Lire l’article de ma collègue Émilie Ridard
- Sandra Zahn a aussi décidé d’émigrer en France, mais pour élever des alpagas, lire l’article de ma collègue Marie Vuilleumier
- Relire mon interview avec l’ambassadrice de Suisse en France Livia Leu
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