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Aujourd’hui en Suisse

Chers abonnés,

Nous sommes toujours dans la première phase de la pandémie, celle de l’urgence sanitaire pour la contenir. Mais les indices du monde d’après commencent à apparaître, en Suisse et dans le monde.

Notamment au travers des débats sur la remise en marche de l’économie et de la société, que ce soit la réouverture des commerces et des écoles. Ce sont aussi les signes de ce qu’il adviendra de l’ordre ancien du monde, passablement désordonné depuis le début du millénaire. Entre égoïsmes nationaux et collaborations naissantes entre certains Etats, les pays sont comme un funambule suspendu dans les airs.   

Bonne lecture,

Keystone / Peter Klaunzer

Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de prolonger les mesures de lutte contre l’épidémie de coronavirus d’une semaine, soit jusqu’au 26 avril. Elles seront progressivement assouplies avant la fin du mois d’avril. Le Gouvernement fixera le scénario de sortie de crise la semaine prochaine.

Les critères pour un assouplissement dépendront du nombre des nouvelles infections, des hospitalisations et des décès. La façon dont les mesures d’éloignement social et d’hygiène sont respectées et dont les rassemblements de personnes sont évités sera aussi déterminante.

«Les signes sont favorables, une certaine détente est perceptible», a indiqué le ministre de la Santé Alain Berset. La stratégie de la Suisse devra toutefois être coordonnée avec celle de l’étranger. Les milieux économiques et la communauté scientifique devront être impliqués. Il s’agira en outre de garantir l’existence de ressources humaines et matérielles suffisantes pour le dépistage et le suivi des contacts.

OMS
© Keystone / Tedros Adhanom Ghebreyesus, DG de l’OMS

C’est la dernière sortie fracassante du président Trump à l’encontre du système des Nations Unies, l’une de ses bêtes noires. Le locataire de la Maison Blanche menace de suspendre les contributions financières de son pays à l’Organisation mondiale de la Santé jugée trop soumise aux desiderata de Pékin dans la gestion de la pandémie du Covid-19.


«Nous sommes encore dans la phase aiguë d’une pandémie, ce n’est donc pas le moment de réduire le financement», a réagi mercredi le Dr Hans Kluge, directeur de l’OMS pour l’Europe cité par l’agence Reuters.

On aurait pu espérer que la gestion de la pandémie qui touche la terre entière échappe au climat de guerre froide entre Washington et Pékin. Cet épisode est un nouvel indice qu’il n’en est rien. Une chose est sûre: l’OMS, comme l’ensemble du système des Nations unies, ne sortira pas indemne de cette crise pandémique et de ses conséquences économiques. L’ONU, qui dépend des financements de ses Etats membres, y survivra-t-elle? La question a de quoi hanter la Genève internationale.    

Dans sa chronique au journal Le Temps, l’ancien ambassadeur François Nordmann mentionne une idée élaborée par un think tank britannique: renforcer le secrétaire général de l’ONU avec un groupe d’experts pluridisciplinaires, analogue au GIEC mais qui analyserait en permanence les situations complexes, les méga-défis et les risques systémiques qui pèsent sur l’humanité. Plus indépendant des Etats, le leadership de l’ONU y gagnerait en crédibilité.

reporter
DR

Les rumeurs et la désinformation se propagent plus rapidement que le coronavirus en Afrique et en Amérique latine, tout en favorisant la propagation du virus. Deux ONG suisses lancent des projets pour contrer ce virus médiatique.

Basée à Lausanne, la Fondation Hirondelle travaille depuis 25 ans dans plusieurs pays francophones d’Afrique, où diverses rumeurs circulent actuellement. Les stations de radio et les studios de production que la fondation a construits au fil des ans servent actuellement à diffuser des informations factuelles sur le virus.

«Nous avons déjà mené des campagnes transnationales, mais c’est la première fois que nous sommes confrontés à une telle crise mondiale qui touche tous nos pays partenaires en même temps», déclare Caroline Vuillemin, directrice générale de l’ONG. «Cette campagne est l’une des plus importantes que nous ayons menées depuis la création de la fondation.»

New York
Keystone / Peter Foley

Premier épicentre de la pandémie aux Etats-Unis, New York a déploré ce mardi plus de 4000 morts depuis le début de l’infection provoquée par le Sras-Cov-2. Trois Suisses témoignent, pour la RTS, du climat qui règne dans cette ville-monde à la densité de population particulièrement élevée.


«Le virus a fait plus de victimes que les attaques terroristes du 11 septembre 2001», relève le New York Times dans son point de situation. Une comparaison particulièrement douloureuse pour les New-Yorkais, la mort semée par le virus réveillant le traumatisme vécu par leur ville après l’effondrement des Twin Towers percutées par deux avions de ligne. C’est également ce que disent les trois Suisses contactés par nos confrères de la RTS.   

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