Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses de l’étranger.
C’est Olivier à Berne.
Vous vous en doutez bien, l’actualité du jour est comme d’habitude dominée par le thème du coronavirus. Mais la bonne nouvelle, c’est que le catastrophisme ambiant cède peu à peu la place à des nouvelles qui laissent entrevoir un retour à la normale.
Bonne lecture
Ce mercredi, le gouvernement suisse a tenu sa désormais traditionnelle conférence de presse destinée à faire le point sur l’état de la lutte contre le coronavirus. Bon nombre de ses annonces vont dans le sens d’un lent retour à la normale.
Parmi les annonces les plus importantes, le Conseil fédéral a confirmé que les cabinets médicaux et les hôpitaux pourront à nouveau assurer les consultations dites non urgentes. Cette mesure était attendue, notamment pour des raisons sanitaires. En effet, les patients ne consultaient pratiquement plus, même pour des pathologies graves.
Le gouvernement a réaffirmé que les mesures de protection seront levées en trois étapes : le 27 avril, le 11 mai et enfin le 8 juin. Côté consommation, les grandes surfaces ne pourront pas élargir leur offre le 27 avril – comme annoncé précédemment – par souci d’équité envers les petits commerces qui ne reprendront leurs activités que le 11 mai.
Sachez enfin que le gouvernement suisse n’est pas favorable à un port généralisé du masque de protection.
- L’article actualisé de swissinfo.ch sur la situation en Suisse
- Les décisions du Conseil fédéral minute par minute sur le siteLien externe de RTS Info
- Les cabinets médicaux se préparent à un retour à la normale. ReportageLien externe du Téléjournal dans le canton de Neuchâtel
Les écoles et les crèches étant fermées, les enfants se retrouvent constamment à la maison. Pour certains parents, cela peut vite devenir compliqué, surtout s’ils doivent eux-mêmes rester à la maison pour travailler. Mais lorsque l’enfant est handicapé, la situation devient plus difficile encore.
Les enfants handicapés n’échappent pas complètement aux conséquences des mesures mises en place pour endiguer le coronavirus. Bon nombre d’écoles spécialisées et de centres de réadaptation ont momentanément diminué ou supprimé leur offre. Conséquence : la prise en charge incombe désormais aux parents et aux proches.
Mais des enfants handicapés demandent souvent plus d’attention que les autres. C’est une évidence lorsqu’il existe un handicap physique. Mais c’est également le cas pour le handicap mental. Par exemple, le chamboulement complet des habitudes peut provoquer un véritable traumatisme pour certains enfants atteints d’autisme.
Le Conseil fédéral est conscient que les parents d’enfants handicapés font face à un grand défi. Le gouvernement a donc fait un geste en leur faveur. S’ils doivent s’arrêter de travailler, ils peuvent bénéficier d’une allocation pour perte de gains pour des enfants jusqu’à 20 ans, alors que normalement, ce droit s’éteint lorsque les enfants ont atteint leur 12e anniversaire.
- L’article de swissinfo.ch sur la situation des parents d’un enfant handicapé
- Le même thèmeLien externe traité par le quotidien en ligne Le Matin
- Les Hôpitaux universitaires de Genève ont créé une unité spéciale pour s’occuper des handicapés mentaux, comme le montre ce reportageLien externe de la RTS
Parti de Chine, le coronavirus s’est assez rapidement propagé sur l’ensemble de la planète. Rares sont les zones où il est absent. Selon les derniers chiffres, la pandémie a atteint 185 pays et territoires.
Mais si le phénomène est mondial, il ne se manifeste pas partout de la même manière. Certains pays, comme l’Italie ou les États-Unis, sont massivement touchés, alors que d’autres semblent relativement épargnés, particulièrement sur le continent africain.
La menace, les moyens d’action et la politique n’étant pas partout les mêmes, les pays ont aussi répondu de manière parfois très différente. On a ainsi pu voir des pays appliquer des mesures extrêmement strictes de confinement, alors que d’autres ont plus ou moins laissé faire la nature. D’autres encore ont changé leur fusil d’épaule en cours de route.
Deux journalistes de la rédaction nationale de swissinfo.ch ont tenté de faire une synthèse et de dresser un tour d’horizon mondial des mesures de lutte face au coronavirus.
- L’article de swissinfo.ch présentant le panorama mondial de la lutte contre la pandémie
- Dans une interview radiophoniqueLien externe, l’infectiologue et épidémiologiste Didier Pittet explique pour quelles raisons certaines régions sont plus frappées que d’autres
- La pandémie est certes mondiale, mais son origine fait l’objet d’un vif débat, comme le rappelle cet articleLien externe du quotidien Le Temps
Le monde moderne passe de plus en plus à l’âge du numérique. Le support physique s’éclipse toujours plus pour faire place à des solutions électroniques.
L’actuelle crise sanitaire semble renforcer le phénomène dans un secteur bien précis: celui des paiements. Pour éviter la propagation du coronavirus, bien des commerces n’acceptent désormais plus l’argent liquide. Reste à voir si cette situation marque un épisode passager.
Quoi qu’il en soit, cette évolution vers le numérique oblige certaines entreprises à s’adapter, sous peine de disparaître. C’est notamment le cas de Orell Füssli. Cette entreprise suisse bien connue a le monopole sur la production des passeports, des billets de banque ou encore des permis de conduire.
Créée il y a un demi-millénaire, l’entreprise zurichoise est un poids lourd qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 237 millions de francs. Désormais, elle entend ne pas subir le sort de Kodak, archétype de l’entreprise qui a raté le passage de l’analogique au numérique.
- Découvrez comment Orell Füssli s’adapte au tournant numérique dans l’article de mon collègue anglophone Matthew Allen
- La pandémie de coronavirus pourrait-elle marquer la fin des billets de banque? Quelques éléments de réponse dans ce sujetLien externe de RTS Info
- La pandémie touche aussi le secteur IT en Suisse, comme le montre ICTjournalLien externe
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