Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne.
Après des semaines de semi-confinement, c’est donc l’heure d’un progressif et lent retour à la normale. C’est l’heure aussi de faire les comptes. Et pour certaines branches économiques, ces comptes s’inscrivent en rouge vif. Parmi les secteurs les plus touchés, l’horlogerie.
Notre sélection de l’actualité aura aujourd’hui pour fil rouge l’argent.
Bonne lecture.
La crise du coronavirus provoque des conséquences négatives importantes sur l’économie. Mais certains secteurs semblent plus particulièrement touchés. En Suisse, c’est notamment le cas de l’un des fleurons de l’économie nationale: l’horlogerie.
Depuis quelques mois déjà, les affaires allaient moins bien pour l’horlogerie suisse en raison de la situation en Asie, son principal marché d’exportation, avec notamment les mesures anti-corruption adoptées en Chine et les troubles politiques à Hong Kong. Mais la récente pandémie de coronavirus pourrait bien être la goutte qui fait déborder le vase.
Le confinement imposé à une grande partie de l’humanité, la fermeture de bon nombre de boutiques et l’effondrement de l’activité touristique sont autant de freins à l’achat de montres suisses. Conséquence: un silence de mort règne dans les manufactures et les exportations devraient chuter d’un quart cette année.
Selon les experts, la situation actuelle pourrait constituer la pire crise de l’horlogerie suisse. Pire même que la fameuse crise des années 1970, où l’irruption des montres à quartz bon marché en provenance d’Asie avait laminé les entreprises horlogères helvétiques.
- L’état de la situation dans un article de notre spécialiste des questions horlogères
- Le quotidien Le TempsLien externe s’est également penché sur ce qui pourrait être la pire année de l’horlogerie suisse
- Article de swissinfo.ch sur les points importants à connaître pour comprendre l’industrie horlogère suisse
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Les grandes industries comme l’horlogerie ne sont pas les seules à souffrir des effets de la pandémie. Bien des Suisses qui exercent une activité indépendante ont dû innover et s’adapter pour survivre économiquement. swissinfo.ch leur consacre une série de témoignages.
Dans notre sélection du jour, rencontre avec le patron d’une société de taxis de Berne. Avec la fermeture des commerces, l’absence des touristes et l’annulation de toute une série de manifestations, les sociétés de taxis sont particulièrement touchées par les retombées économiques de la pandémie.
Dans le cas de Berne, un seul chiffre montre bien l’ampleur du problème. En temps normal, un chauffeur dégage un chiffre d’affaires quotidien de 180 francs. Mais actuellement, il arrive qu’il n’encaisse que de 20 à 40 francs par jour.
Pour passer ce mauvais cap, les sociétés peuvent désormais compter sur une aide publique certes limitée, mais qui a au moins l’avantage d’exister. Et puis l’innovation peut aussi aider: par exemple en proposant aux clients de les emmener faire les courses, une initiative qui a rencontré un succès certain.
- Le témoignage d’Ismael Mechai, patron d’une société de taxi à Berne, sur swissinfo.ch
- Le cri de détresse des chauffeurs de taxi dans un articleLien externe du quotidien Le Temps
- Le pointLien externe sur les indemnités prévues pour les travailleurs indépendants sur RTS Info
L’argent n’a peut-être pas d’odeur, mais il peut avoir des virus… Avec la pandémie et la peur du coronavirus, l’argent liquide n’a donc plus vraiment la cote. Bon nombre de commerces demandent à leurs clients de payer sous forme électronique et certains vont même jusqu’à refuser pièces et billets.
Il y a longtemps déjà que dans certains pays – par exemplla Suède – l’argent électronique a supplanté l’argent liquide. Mais jusqu’à présent, la Suisse n’avait pas franchi le pas. Payer de manière traditionnelle y reste très répandu.
Plusieurs indicateurs montrent que les Suisses changent de comportement. Mais reste à voir s’il s’agit d’un phénomène passager ou l’amorce d’une évolution durable.
Le recul de l’argent liquide semble inexorable. Au cours des dernières années, la proportion d’argent liquide dans les payements en Suisse a reculé de 1 à 2% par année. Cependant, rien n’est inscrit dans le marbre. En témoigne la Suède elle-même, qui a fait un pas en arrière dans sa politique du «tout numérique».
- L’article de swissinfo.ch consacré au changement d’habitude des Suisses
- L’argent liquide, coupable ou victime, à lireLien externe dans le magazine économique Bilan
- ArticleLien externe du quotidien Le Temps sur le retour de l’argent liquide en Suède
Et pour terminer, une nouvelle qui devrait tout spécialement intéresser nos lecteurs à l’étranger. Les entrées sur le territoire suisse seront progressivement levées. Une première phase est prévue le 11 mai et une deuxième le 8 juin.
Le regroupement familial sera notamment à nouveau possible pour les citoyens suisses ou les ressortissants de l’UE et de l’AELE vivant en Suisse. Les travailleurs d’États tiers déjà en possession d’une autorisation de travail pourront également à nouveau entrer en Suisse.
Corollaire de cet assouplissement, des postes-frontière supplémentaires seront ouverts pour fluidifier le trafic et éviter les attentes excessives. Pour ceux qui viennent depuis les airs, l’arrivée en Suisse ne pourra se faire qu’aux aéroports de Genève, Zurich et Bâle.
Il est à noter qu’il ne s’agit pas encore d’un retour à la normale et que certaines restrictions restent en vigueur. Toujours pas question, par exemple, de franchir la frontière pour faire du tourisme d’achat. Par ailleurs, les assouplissements prévus restent tributaires de l’évolution de la situation sanitaire.
- Qui peut ou non franchir la frontière? Le point sur swissinfo.ch
- Le même thème traitéLien externe par la Tribune de Genève
- Les premiers signes de retour à la normale ont déjà un impact sur le trafic comme le montre ce reportageLien externe de la RTS
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