Aujourd’hui en Suisse
Helvètes du monde, bonjour,
Cette semaine, le gouvernement suisse mise sur la solidarité. Il exhorte la population à se faire vacciner «pour protéger les autres» et lance sa campagne de vaccination.
Solidaires, de nombreuses citoyennes et citoyens le sont déjà s’agissant de climat – ou quand des initiatives locales viennent en soutien de pays parfois frileux à prendre des mesures contre le réchauffement climatique.
Et pour terminer, vous prendrez bien un petit schnaps… acheté à la Migros?!
Bonne lecture,
«Sortir ensemble de la pandémie»: la Semaine nationale de la vaccination débute ce lundi. Les cantons vont multiplier les actions afin de motiver le plus de personnes possibles à se faire vacciner.
Tandis que les unités de vaccination mobile sont entrées en action dans les quatre coins du pays, les sept conseillers fédéraux ont quant à eux publié des vidéos sur Twitter pour enjoindre les personnes qui hésitent à opter pour le vaccin.
Afin de faire passer le message auprès de la jeune population, le ministre de la santé Alain Berset a également collaboré avec quatre influenceuses et influenceurs. Ces stars d’Instagram ont participé à une visioconférence avec Alain Berset durant laquelle elles et ils ont pu discuter librement de la vaccination. Des extraits vidéo ont ensuite été publiés sur le réseau social.
Pour Bernard Barras, médecin de famille à Sion interrogé dans La Matinale de RTS, cette initiative est pertinente et son aspect «marketing» est un petit plus. «Si on peut parler aux patients, leur expliquer les enjeux, ils repartent la plupart du temps avec l’envie de se vacciner», constate le généraliste.
Pour l’heure, plus de 64% de la population suisse est entièrement vaccinée, mais le rythme des vaccinations a ralenti de 22% la semaine dernière.
- Coronavirus: la situation en Suisse
- Alain Berset mise sur InstagramLien externe pour inciter à la vaccination (RTS)
La protection du climat n’est pas réservée aux «grands» – entendez par-là les gouvernements. A l’échelle locale, elle fait de plus en plus l’objet d’initiatives.
Si la COP26 a replacé la question du réchauffement climatique au centre de l’attention, de nombreuses municipalités n’ont pas attendu le 31 octobre pour passer à l’action.
À l’instar de la ville d’Uster (à 20 km de Zurich), qui a lancé au printemps dernier l’Assemblée locale des citoyens et citoyennes pour le climat. Organisée sur deux week-ends, elle a débouché sur la publication d’un rapport proposant des solutions concrètes à mettre en œuvre sur le plan local. En Suisse, Genève avec le «Forum citoyen» et Sion avec «Demoscan» ont organisé des expériences similaires.
Certaines assemblées de citoyens et citoyennes sont également organisées à l’échelle internationale pour faire entendre des voix venant de partout sur la planète. Pour la première fois cette année, une assemblée mondiale des citoyens et citoyennes s’est constituée en marge de la COP26. Elle fonctionne sur le même modèle que sa consœur d’Uster et ce, depuis le 7 octobre dernier.
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Acheter de l’alcool à la Migros? Cela pourrait bien devenir réalité. Une majorité des délégués réunis ce week-end en assemblée a voté en faveur d’une modification des statuts.
Certains crient déjà au scandale, d’autres pensent qu’il s’agit d’une évolution logique. Quoi qu’on en pense, la question ne laisse pas de marbre en Suisse. Par 85 voix contre 22, les délégués du géant orange ont décidé «d’ouvrir la procédure démocratique sur la question de la vente d’alcool».
L’interdiction de la vente d’alcool à la Migros était une volonté assumée de son fondateur Gottlieb Duttweiler. Il voulait s’assurer que son modèle d’affaires, basé sur des prix bas grâce à de faibles marges, n’encouragerait pas la dépendance à l’alcool, selon le site internet du distributeur.
Mais, en bonne suisse, la Migros est une organisation aux rouages complexes. La proposition devra franchir plusieurs obstacles avant d’être effective. Si tout se passe comme prévu, les 2,2 millions de coopératrices et coopérateurs auront le mot de la fin en juin 2022.
- Premiers pas vers la vente d’alcoolLien externe dans les rayons des magasins Migros (RTS)
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Cette tradition est désormais trentenaire: du 4 au 7 novembre, la Session des jeunes s’est tenue au Parlement. Et la préoccupation principale de la jeunesse est, sans surprise, le climat.
246 jeunes se sont réunis durant quatre jours dans la salle du Conseil national à Berne. Avec l’aide d’expertes et experts et de parlementaires, ils et elles ont discuté dans le but de remettre des propositions concrètes au Président du Conseil national Andreas Aebi.
Le président de la Confédération Guy Parmelin les a accueillis et a visé juste de son allocution: «Sans doute un grand nombre d’entre vous ont participé aux manifestations des jeunes et ont débattu du réchauffement climatique. Ce sujet est existentiel pour vous, car il s’agit de votre avenir. Vous êtes impatients d’agir», leur a-t-il déclaré.
Effectivement, intégrer une formation obligatoire en développement durable dans le programme scolaire, garantir une place financière avec des investissements uniquement durables ou encore arrêter les vols intérieurs en Suisse d’ici 2030 sont quelques-unes des idées que les jeunes ont transmises au président du Conseil national.
- Une session des jeunesLien externe marquée par l’urgence climatique (RTS)
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