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Aujourd’hui en Suisse

Helvètes du monde, bonjour,

Bonne nouvelle pour toutes celles et ceux qui en ont assez de payer des frais bancaires exorbitants sous prétexte qu’elles et ils vivent à l’étranger. Une banque numérique propose désormais des services à prix raisonnables.

Vous verrez aussi comment démocratie et égalité vont de pair, comment l’optimisation fiscale des géants miniers fait perdre des millions aux pays africains et comment un petit trou sème le chaos en Romandie. «J’fais des trous, des p’tits trous, encore des p’tits trous…» 

Bonne lecture,

online banking
Keystone / Alessandro Della Bella

Les comptes bancaires – et surtout leurs frais, sont depuis longtemps une épine dans le pied des Suisses de l’étranger. La banque en ligne Yapeal s’engouffre dans la brèche et propose des services de base moins chers que ceux de la concurrence traditionnelle.

L’année passée, Yapeal est devenue la première «entité» suisse à recevoir une licence bancaire fintech (le mot est né de la contraction de finance et technologie désigne toute utilisation d’outils numériques appliqués dans la sphère financière). Elle tente maintenant d’attirer les clients suisses mécontents à l’étranger avec un modèle à bas prix.

Le service a été lancé en Allemagne, en France, en Italie, en Autriche et au Liechtenstein. En outre, il a prévu d’étendre sa couverture à 15 autres pays l’année prochaine, principalement en Europe occidentale. En raison des obligations strictes imposées par les autorités américaines, la banque ne propose actuellement pas de service pour les États-Unis.

La licence fintech interdit toutefois à la banque de verser des intérêts sur les avoirs des clients ou de les investir. Cela exclut également la capacité de fournir des comptes d’épargne ou d’offrir des prêts. Les comptes ne peuvent être utilisés que pour des retraits et des paiements de base en Suisse ou à l’étranger.

corée du sud
Keystone / Yonhap

Ces dernières années, les référendums ont contribué à améliorer l’égalité des droits dans plusieurs pays, dont bien sûr la Suisse. Toutefois, la tendance n’est et n’a pas toujours été aussi évidente.

Le dernier exemple concret en date est celui de l’acceptation par le peuple suisse du mariage pour toutes et tous lors d’une votation populaire. Pourtant, «jusqu’à il y a quelques décennies, les procédures de démocratie directe étaient principalement utilisées pour entraver les droits des LGBTQ», souligne la constitutionnaliste américaine Nan D. Hunter, enseignante à l’Université de Georgetown, Washington DC.

À l’échelle mondiale, néanmoins, l’utilisation d’outils de démocratie directe pour renforcer l’égalité demeure une arme à double tranchant. Alors que, dans des pays comme la Finlande, Taïwan ou même l’Australie, les initiatives populaires et les votes de ces dernières années ont finalement permis au mariage pour toutes et tous de faire une percée, le gouvernement national conservateur hongrois tente, au travers d’un scrutin populaire «par le haut», de susciter un plébiscite contre les LGBTQ. 

Selon une nouvelle étude de l’Institut de recherche sur les variétés de la démocratie de l’Université de Göteborg, il existe une corrélation claire entre la force de la démocratie et l’égalité dans un pays: «Dans les États autoritaires, les taux d’adhésion aux préoccupations égalitaires sont inférieurs en moyenne de deux tiers par rapport à ceux observés dans les pays démocratiques».

mineurs sudafricains dans un bus
Keystone / Str

L’optimisation fiscale pratiquée par les compagnies minières génère chaque année des millions de dollars de perte fiscale pour les pays dont sont extraits les minerais. Les deux géants suisses de la branche, Glencore et Trafigura, disent pourtant respecter les règles.

Selon une étude publiée par le Fonds monétaire international (FMI), les compagnies minières ont extrait pour une valeur de 350 milliards de dollars de cobalt, uranium et autre platine en Afrique subsaharienne en 2018. Mais, grâce à l’optimisation fiscale (légale), ces multinationales paient en fait peu d’impôts.

Alors que l’industrie du minerai contribue à environ 10% du produit intérieur brut (PIB) des 15 pays concernés, les recettes tirées de ce secteur représentent seulement 2% du PIB en moyenne. Selon le FMI, «ce bas niveau de revenus soulève des préoccupations, car il ne constitue pas une juste répartition des bénéfices».

Glencore et Trafigura affirment respecter scrupuleusement les lois fiscales des pays où elles sont présentes. Mais d’après l’ONG Responsible Mining Foundation, basée à Nyon, rares sont les entreprises minières qui «rendent officiellement compte de [leur] approche en matière de transparence fiscale, y compris en matière d’optimisation fiscale.»

Le mois dernier, 136 pays, dont 20 d’Afrique subsaharienne, ont adopté un taux d’imposition effectif minimal international sur les sociétés de 15%, négocié dans le cadre de l’OCDE. Il entrera en vigueur en 2023, mais les négociateurs ont réussi à exclure l’industrie extractive de ce règlement.

Trou entre voies de chemin de fer
Keystone / Jean-christophe Bott

Depuis mardi, un trou béant le long des voies de chemin de fer entre Genève et Lausanne sème le chaos. Le trafic ferroviaire reste interrompu mercredi. Les CFF espèrent le rétablir jeudi dans la matinée.

C’est hier à partir de 17h15, soit en pleine heure de pointe, que les nombreux usagers de la ligne de train Genève-Lausanne se sont retrouvés bloqués. A Genève, Nyon, Morges ou encore Lausanne, les taxis ont été pris d’assaut, notamment par les personnes qui devaient se rendre à l’aéroport de Genève.

Un service de bus de remplacement a été mis en place. Mais alors que la situation semblait quelque peu s’améliorer mercredi matin avec la réouverture du trafic sur une voie, un deuxième trou s’est creusé, nécessitant l’arrêt complet de ce dernier.

Selon les premières analyses, l’affaissement est dû à des travaux effectués à une dizaine de mètres sous les voies par une entreprise tierce pour la création d’une conduite. A l’heure de pointe, ce sont entre 7’000 et 10’000 personnes par heure qui circulent sur cette ligne.

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