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La Confédération "appelle les Etats membres et le Conseil de l'Europe à continuer de s'engager pour préserver cet acquis et encourager d'autres pays du monde à progresser en ce sens", a affirmé Didier Burkhalter à Nicosie (archives).

Keystone/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Didier Burkhalter a appelé vendredi tous les Etats membres du Conseil de l'Europe à "s'engager pour préserver" l'acquis de l'abolition de la peine de mort, lors d'un discours à Chypre. La Turquie, pays membre, a récemment remis en cause cet acquis.

"Un jeune qui fête ses 18 ans cette année, s'il vit dans un Etat membre du Conseil de l'Europe, a vécu toute sa vie dans une région qui n'a connu aucune exécution capitale", a déclaré le conseiller fédéral lors d'un discours à l'occasion de la 127e session ministérielle du Conseil de l'Europe à Chypre, selon une version écrite de son discours.

Il a rappelé que la lutte contre la peine de mort, "une avancée pour la dignité humaine", est "une priorité de la Suisse". La Confédération "appelle les Etats membres et le Conseil de l'Europe à continuer de s'engager pour préserver cet acquis et encourager d'autres pays du monde à progresser en ce sens."

Appel au dialogue avec la Turquie

Ce discours fait écho à la volonté affichée par le président turc Recep Tayyip Erdogan d'organiser un référendum pour rétablir la peine de mort. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland, avait prévenu Ankara en avril qu'"aucun de nos Etats membres ne peut appliquer la peine de mort."

"Ces derniers mois, la situation en Turquie a demandé une attention particulière", a d'ailleurs souligné M. Burkhalter dans son discours. Il a toutefois appelé à suivre "la voie du dialogue et de la coopération constructive entre le Conseil de l'Europe et la Turquie" à l'image du "dialogue bilatéral direct et régulier" qui existe entre la Suisse et la Turquie.

Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a encouragé Ankara "à poursuivre sur le chemin qu'elle avait elle-même tracé dans ces dernières années: un chemin qui était pavé des valeurs de démocratie, d'Etat de droit et de droits de l'homme."

Réfugiés syriens

Après son escale à Chypre, Didier Burkhalter était attendu vendredi après-midi dans le camp de réfugiés d'Azraq, en Jordanie, qui accueille plus de 35'000 Syriens qui ont dû fuir leur pays. "L'aide sur place aussi est essentielle. (...) C'est notre devoir et notre intérêt à tous de nous engager en Europe et sur place pour des solutions guidées par la raison et l'humanité", a-t-il déclaré.

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ATS