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Les sanctions promulguées par Donald Trump ont été votées à la quasi unanimité dans les deux chambres du Congrès américain.

KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON

(sda-ats)

Donald Trump a promulgué mercredi, tout en les jugeant "très imparfaites", les nouvelles sanctions économiques contre la Russie. Elles avaient été adoptées la semaine dernière par le Congrès pour punir Moscou de l'ingérence dans l'élection présidentielle étasunienne.

Ces sanctions, qui font également suite à l'annexion de la Crimée et aux ingérences russes en Ukraine, frappent notamment le secteur énergétique russe.

Outre une riposte immédiate des autorités russes, elles ont entraîné des critiques dans l'Union européenne, qui craint pour son approvisionnement en gaz et dénonce une action unilatérale. Le texte sanctionne aussi l'Iran et la Corée du Nord.

"Très imparfaites"

Donald Trump a jugé mercredi " très imparfaites" les sanctions contre la Russie qu'il venait de promulguer, car elles risquent à ses yeux de "rapprocher la Chine, la Russie et la Corée du Nord".

"En limitant la marge de manoeuvre de l'exécutif, cette loi entrave la capacité des Etats-Unis à conclure de bons accords pour le peuple américain", affirme Donald Trump dans un communiqué, critiquant le Congrès. "Pour autant, malgré ces problèmes, je promulgue cette loi au nom de l'unité nationale. Elle représente la volonté du peuple américain de voir la Russie prendre des mesures pour améliorer les relations avec les Etats-Unis", ajoute-t-il.

Signature discrète

L'exécutif américain n'avait pas caché ses réserves avant l'adoption des nouvelles sanctions par le Congrès, au moment où Washington tente de réchauffer ses relations très tendues avec Moscou.

Mais les élus américains ont adopté leur texte la semaine dernière à la quasi-unanimité. Le Congrès aurait pu facilement passer outre un non présidentiel en revotant son projet de loi à la majorité des deux tiers. Le président l'a signé à l'abri des caméras.

La réaction de la Russie n'a pas attendu la signature de Donald Trump. Dès vendredi, elle a annoncé une prochaine réduction drastique de la présence diplomatique américaine sur son territoire: Washington devra réduire à partir du 1er septembre à 455 les effectifs du personnel de son ambassade et de ses consulats.

"Les relations sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, et peuvent encore se détériorer", a dit mardi Rex Tillerson, redoutant que cette aggravation soit en cours avec "les événements de cette dernière semaine". Il rencontrera son homologue russe Sergueï Lavrov en tête à tête cette fin de semaine en marge d'une réunion à Manille.

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ATS