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Dopage: la Suisse joue la solidarité européenne

Le scandale du dopage de l'équipe cycliste Festina, en 1998, a marqué les esprits.

(Keystone Archive)

La Chambre basse du Parlement a ratifié lundi le protocole additionnel de la Convention européenne contre le dopage.

Avec ce texte, la Suisse fait preuve de solidarité, car le protocole constitue un pas crucial pour l’harmonisation de la lutte contre le dopage au plan international.

La participation de la Suisse à la lutte internationale contre le dopage n’est pas une nouveauté. La Convention européenne contre le dopage, élaborée par le Conseil de l’Europe, y est en effet entrée en vigueur le 1er janvier 1993 déjà.

Mais depuis cette date, le fléau du dopage a fortement évolué. Et certains scandales, comme celui de l’équipe cycliste Festina lors du Tour de France 1998, ont poussé les milieux politiques à prendre de nouvelles mesures.

C’est ainsi que, lors de la Conférence des ministres du sport qui a eu lieu à Bratislava en mai 2000, il a été décidé d’affermir l’efficacité de la Convention contre le dopage grâce à un Protocole additionnel.

Améliorer la collaboration internationale

Ce Protocole vise essentiellement deux buts. Il s’agit d’abord d’améliorer l’efficacité des contrôles antidopage au moyen d’une réciprocité entre pays signataires.

Avec le Protocole, les organisations antidopage sportives ou nationales auront la possibilité de réaliser sur leur territoire des contrôles sur des athlètes issus des autres Etats signataires.

Actuellement, le principe est déjà en vigueur lors des compétitions. En revanche, il est nécessaire de négocier des accords bilatéraux avec les autres pays concernés pour réaliser des contrôles durant les entraînements.

Un tel accord bilatéral avait par exemple été signé avec les autorités australiennes, afin de pouvoir tester les athlètes suisses s’entraînant pour les Jeux olympiques de Sydney en 2000. Avec le Protocole additionnel, une telle démarche ne serait plus nécessaire.

Le second objectif est de renforcer l’application de la Convention par la mise en place d’un suivi. En clair, les mesures antidopage prises par les différents pays doivent être soumises à un Groupe de suivi, chargé de contrôler le respect des engagements de la Convention.

Cet article du Protocole ne change rien pour la Suisse, qui a été, en 1998, le premier pays à se soumettre à un contrôle.

Pas de débat en vue

La Suisse a signé le Protocole additionnel le 28 février 2003, sous réserve de ratification, laquelle ne fait aucun doute.

C’est à l’unanimité que la commission qui l’a examiné a recommandé au Parlement de l’accepter. Le Conseil des Etats (Chambre haute) a déjà donné son feu vert le 16 mars dernier, là aussi à l’unanimité. Lundi, le Conseil national (Chambre basse) a fait de même par 120 voix contre 5 et sans discussion.

Cette décision n’est pas surprenante, puisqu’il ne s’agit que d’une formalité. Le Protocole n’aura en effet pas de conséquences directes pour la Suisse, puisque sa législation correspond déjà au normes prévues. Son application n’entraînera pas non plus de frais supplémentaires.

Rapporteur de la commission, la socialiste Christiane Brunner avait d’ailleurs pu déclarer à l’époque: «Comme il a été dit en commission, nous sommes apparemment si parfaits dans ce domaine que nous pouvons ratifier sans autre le protocole additionnel qui nous est soumis.»

swissinfo, Olivier Pauchard

Faits

Depuis juillet 2000, la Suisse compte 5 contrôleurs professionnels et quelque 45 contrôleurs à temps partiel.
1,6 million de francs sont prévus dans le budget 2003 pour la lutte contre le dopage. 574’000 francs sont à la charge de Swiss Olympic et le reste à celle de la Confédération.

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En bref

- Le Conseil de l’Europe a adopté sa première résolution concernant le problème du dopage en 1967.

- La même année, le Comité international olympique et l’Association suisse du sport (aujourd’hui Swiss Olympic) ont élaboré des directives.

- Il a été décidé d’établir une Convention européenne contre le dopage lors de la réunion de ministres européens du sport à Athènes en 1988, afin d’harmoniser la lutte au niveau international. La Suisse l’a signée l’année suivante et l’a ratifiée en 1992.

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