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Ebel passe en mains américaines

Après quatre ans, le français LVMH revend Ebel au biennois Movado.

(Keystone Archive)

Après quatre ans passés au sein de Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH), Ebel quitte le giron du numéro un mondial du luxe.

Le groupe horloger biennois Movado, coté à New York, a racheté la marque de montres chaux-de-fonnière pour près de 61,5 millions de francs.

Le montant de l'opération, qui devrait être sous toit au cours du premier trimestre 2004, peut encore subir quelques ajustements, a précisé mardi Movado Group.

La cession était dans l'air, les visites de dirigeants des deux groupes dans les montagnes neuchâteloises s'étant multipliées ces derniers jours.

Dans un bref communiqué, LVMH a motivé la vente par sa volonté de se «concentrer sur ses marques phares dans chacune de ses branches d'activité». Ebel constituait, notamment avec les deux autres marques neuchâteloises TAG Heuer et Zenith, l'un des piliers du pôle horloger du groupe français.

LVMH a fortement développé son pôle horloger à la fin des années 90. Or ces acquisitions n'ont pas entièrement répondu aux attentes, a estimé Pierre Tissot, analyste chez Lombard Odier Darier Hentsch. Vu les prix payés, il y aurait des ajustements à effectuer au niveau du goodwill.

Emplois maintenus

Selon Movado Group, dont le siège se trouve à Paramus dans l'Etat du New Jersey, Ebel devrait réaliser un chiffre d'affaires d'environ 82 millions de francs cette année.

La société chaux-de-fonnière emploie au total 300 personnes, dont près de 250 à son siège. Elle comprend les marques Beluga et Classic Wave.

Movado entend conserver les activités d'Ebel dans la métropole horlogère. «Au-delà de la marque Ebel, Movado porte aussi un intérêt au savoir-faire d'Ebel, et ce dernier émane des collaborateurs de l'entreprise», a déclaré Marc Michel- Amadry, directeur marketing international du fabricant neuchâtelois.

Spécialisé dans l'horlogerie, Movado est motivé à développer la présence d'Ebel dans le monde. Les deux sociétés disposent en outre de synergies évidentes en termes de marché et de positionnement de marque, a ajouté M. Michel-Amadry.

Ebel bénéficiera d'un poids important dans le groupe Movado en terme de chiffre d'affaires. L'impact de l'entreprise neuchâteloise s'avère nettement moindre à l'échelle d'un grand groupe comme LVMH qui compte de nombreuses divisions et près de 50 marques, a noté M. Michel-Amadry.

Une plate-forme de croissance

«Ebel constitue un excellent complément à notre actuel portefeuille de marques», a commenté Effraim Grinberg, patron et président du conseil d'administration de Movado Group. Cette acquisition étoffera le segment du luxe et accroîtra la visibilité globale de Movado.

Réalisant 70 % de ses ventes à l'extérieur de l'Amérique du Nord, Ebel représente une solide plate-forme de croissance notamment en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Japon. L'infrastructure de Movado permettra en outre à l'horloger neuchâtelois d'étendre sa présence aux Etats-Unis.

Fondée en 1911, la marque chaux-de-fonnière a connu une forte expansion dans les années 70 et 80 sous la houlette de Pierre-Alain Blum. Cédée un temps à la société d'investissement Investcorp, elle a rejoint le giron de LVMH à l'automne 1999.

Année 2003 difficile

Confrontée durant le 1er semestre aux effets de la guerre en Irak, de la pneumonie atypique et de la morosité conjoncturelle ambiante, la marque neuchâteloise avait dû licencier 24 employés en juin dernier. Les personnes touchées étaient majoritairement occupées dans la production.

Movado a affiché de bons résultats au 3e trimestre 2003. Son bénéfice net a bondi de 14,4 % par rapport à la même période de l'année dernière à 10,1 millions de dollars. Ses ventes ont, elles, crû de 10,7 % à 100,8 millions de dollars.

Le groupe horloger emploie près de 150 personnes en Suisse, 700 aux Etats-Unis et 50 en Asie. Ses cinq marques Movado, Concord, ESQ, Coach et Tommy Hilfiger totalisent à elles seules environ 80 % du chiffre d'affaires.

swissinfo et les agences

Faits

Ebel avait été racheté en 1999 par le numéro un mondial du luxe Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH.
La marque a été rachetée par le groupe horloger biennois Movado, coté à New York, pour près de 61,5 millions de francs.
Ebel devrait réaliser un chiffre d'affaires de 82 millions de francs en 2003.
Fondée en 1911, la marque chaux-de-fonnière a connu une forte expansion dans les années 70 et 80.
La société chaux-de-fonnière emploie 300 personnes, dont 250 à son siège.
Elle avait dû licencier 24 employés en juin dernier en raison de la situation mondiale.

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