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Thomas Stocker reçoit le Prix Marcel Benoist

Thomas Stocker, 58 ans, compte parmi les scientifiques les plus cités en Suisse. Keystone/Peter Klaunzer

Le plus célèbre climatologue helvétique Thomas Stocker a reçu ce mercredi à Berne le Prix Marcel Benoist 2017. Une récompense qui distingue des scientifiques établis en Suisse dont les travaux et leurs retombées revêtent une grande importance pour la vie humaine. 

Ce contenu a été publié le 01 novembre 2017 - 16:30
swissinfo.ch avec l'ats

Professeur à l'Université de Berne, Thomas Stocker a mis en évidence les changements climatiques et leurs conséquences à partir de modélisations et de forages de carottes glaciaires. Ces recherches ont permis de mieux comprendre la complexité du système climatique mondial. «C’est une très belle récompense pour nos travaux, pas seulement les miens mais aussi ceux de toute mon équipe», a confié à la Tribune de Genève le climatologue, déjà lauréat de nombreuses distinctions. 

Thomas Stocker, 58 ans, compte parmi les scientifiques les plus cités en Suisse dans le domaine de la climatologie. Il a participé à plus de 200 articles scientifiques et ses recherches ont été récompensées à plusieurs reprises, rappelle le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche. «Je vais beaucoup à la rencontre tant du public, qui est aussi impliqué dans les conséquences du changement climatique, que des décideurs politiques», explique encore au quotidien genevois le scientifique. 

De 2008 à 2015, Thomas Stocker a dirigé le groupe de travail I du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de l'ONU. Le rapport, adopté sous sa présidence par l'ensemble des pays en septembre 2013, a servi de base scientifique à l'accord sur le climat voté lors de la Conférence de Paris. Nous l’avions rencontré en 2015, lorsqu’il était candidat à la présidence du GIEC, poste qu’il n’avait finalement pas décroché.

En septembre dernier, le spécialiste du climat affirmait que le changement climatique et la pauvreté étaient indissociables l’un de l’autre, dans une interview réalisée par Caritas Suisse. Pour lui, les pays industrialisés doivent désormais prendre leurs responsabilités et mettre en œuvre le plus rapidement possible l’accord de Paris sur le climat.

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