Construction: les fronts se durcissent

Les syndicats ont balayé les hausses salariales pour 2011 proposées par les entrepreneurs. Réunis samedi en conférences, quelque 240 délégués de Syna et Unia ont refusé, chacun de leur côté et demandent un retour à la table des négociations.

Ce contenu a été publié le 20 novembre 2010 - 17:55
swissinfo.ch et les agences

Jeudi, les délégués de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) avaient maintenu à l'unanimité leur offre, jugée «bonne» car équivalente à une augmentation réelle de 2,5% en deux ans.

En détail, le patronat proposait une augmentation générale de salaire de 0,6% (26 francs par mois sur le salaire minimal), plus 0,4% s de hausses individuelles au mérite, et jugées «arbitraires» et «mesquines» par les quelque 150 délégués d'Unia.

Syna, lui, exige un retour à la table des négociations. Compte tenu du boom persistant de la construction, ses 90 délégués n'acceptent pas de se faire éconduire avec quelques francs et exigent une augmentation de salaire convenable. Selon eux, «une offre aussi minable, c'est un affront».

Les délégués d’Unia ont également déploré le fait qu'au lieu de participer comme prévu à une 5e séance de négociations, les entrepreneurs les ont mis devant le fait accompli.

Le personnel des chantiers votera sur l'offre de la SSE dans les semaines à venir, indique Unia. A l'instar de Syna, Unia exhorte les employeurs à revenir à la table des négociations et à leur soumettre une meilleure offre.

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