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Davantage d'emplois pour les jeunes

Le chômage des jeunes en Suisse flirterait avec les 10%, selon les syndicats.

(Keystone)

Selon le ministre de l’économie, les efforts en faveur de l’emploi chez les jeunes commencent à porter leurs fruits. Mais la situation reste sérieuse.

Le chômage des jeunes figure à l’agenda de la conférence internationale du travail, ouverte mardi à Genève.

Au sortir de l’école obligatoire, nombreux sont les jeunes à ne pas trouver de place d’apprentissage. Mais tous les cantons proposent dorénavant des aides à la transition entre les deux mondes de l’école et du travail, constate une enquête de la Conférence suisse des directrices et directeurs de l'orientation professionnelle, universitaire et de carrière (CDOPU).

A Genève par exemple, une conseillère en orientation accueille d'abord les jeunes en petit groupe avant qu'un psychologue ne s'occupe individuellement de chacun. Visites d'entreprises, stages d'information, ateliers de préparation à la vie active et remise à niveau des connaissances scolaires sont au programme.

Ce type de solutions transitoires sont apparues ces trois dernières années, souligne l’Association suisse pour l'orientation scolaire et professionnelle (ASOSP). Elles donnent de bons résultats partout en Suisse.

La situation des jeunes sur le marché du travail reste critique, mais elle évolue positivement, confirme Joseph Deiss, ministre de l’économie. A fin avril, 5977 jeunes de 15 à 19 ans étaient à la recherche d'une place. Un chiffre en recul de 8,3% par rapport au mois précédent.

Mais cela n’empêche pas Joseph Deiss de plaider pour un processus d'encadrement le plus précoce possible afin que les jeunes puissent en bénéficier plus longtemps.

Souplesse nécessaire

«Pour tous les partenaires, l'orientation professionnelle est une composante de la gestion de carrière», a relevé le ministre mardi lors d’une journée consacrée au chômage des jeunes justement.

Pour que les jeunes ne restent pas sans travail, il faut des parents engagés, une formation scolaire optimale et davantage d'offres facilement accessibles aux élèves faibles, souligne le ministre de l'économie.

A ses yeux, les jeunes doivent aussi comprendre qu'il n'existe pas un seul métier de rêve et qu'il n'existe pas une seule voie pour y parvenir. La souplesse doit permettre de mieux maîtriser les mutations structurelles.

Loin de n’être qu’une préoccupation suisse, le chômage des jeunes figurera en bonne place dans les discussions menées lors de la conférence internationale du travail qui s’est ouverte mardi à Genève (jusqu’au 16 juin prochain).

Plus de 4000 délégués (travailleurs, employeurs, gouvernements) des 178 Etats du Bureau international du travail (BIT) doivent discuter des moyens de renforcer la lutte contre le chômage des jeunes, indique le directeur exécutif du BIT, Kari Tapiola.

Car cette véritable plaie atteint des niveaux record: un jeune sur deux est au chômage dans le monde...

Contre de nouveaux standards

Directeur de la division marché du travail au Secrétariat d'Etat à l'économie (seco), Jean-Luc Nordmann mène la délégation suisse à Genève.

Ce dernier précise à swissinfo que «compte tenu de la diversité des systèmes de formation professionnelle dans le monde, la Suisse ne croit pas en la nécessité de mettre en place de nouveaux standards internationaux dans ce domaine. Les législations nationales et l’action constituent des réponses plus efficaces».

Durant cette conférence, la Suisse s’opposera aussi à un nouvel instrument global destiné à réduire les accidents et maladies liés au travail. Elle estime que les nombreux règlements, conventions et recommandations du BIT suffisent.

Par contre, la délégation helvétique plaidera pour l’éradication du travail forcé dans le monde. «La Suisse est extrêmement inquiète par le fait que 40 à 50% des travailleurs forcés dans le monde sont des enfants», plaide Jean-Luc Nordmann.

Les représentants suisses insisteront sur la nécessité d’une alliance commune de la communauté internationale face à l’exploitation par le travail.

Lors de cette conférence, la délégation suisse devrait également exprimer son inquiétude face au chômage dans les territoires occupés palestiniens. Un chômage proche des 26%, fertile terreau pour l’extrémisme et la violence, estime Jean-Luc Nordmann.

swissinfo et les agences

Faits

Le taux moyen du chômage chez les 15-24 ans atteignait 4,7% en Suisse l’an dernier (3,8% entre 25 et 49 ans)
Selon les syndicats, ce taux flirterait plutôt avec les 10%, près d’un jeune sur deux ne s’inscrivant pas au chômage
En 2004, les mesures prises pour combattre le chômage des jeunes ont débouché sur une augmentation de 4% des places d’apprentissage
Selon le seco, 21'000 jeunes sont en quête de place d’apprentissage
A l’échelle mondiale, un jeune sur deux est au chômage

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