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«J'ai subi des gestes inappropriés de parlementaires»

Keystone/Alessandro della Valle

Les comportements inappropriés pourraient être plus courants qu’on ne le pense au Parlement suisse. La députée genevoise de l’Union démocratique du centre Céline Amaudruz dit avoir été victime à plusieurs reprises de gestes déplacés de la part de parlementaires à Berne.

Ce contenu a été publié le 01 décembre 2017 - 08:53
swissinfo.ch avec la RTS

Les langues se délient sous la Coupole fédérale dans le sillage de l’affaire ButtetLien externe. Interviewée par la RTS (Radio Télévision Suisse), la députée de l’Union démocratique du centre (UDC, droite conservatrice) Céline Amaudruz dénonce des comportements inappropriés.

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«Oser aller porter plainte» 

Céline Amaudruz affirme par ailleurs qu'elle ne peut pas se réjouir «que les femmes osent désormais parler, parce que ça veut dire que les cas existent vraiment». Elle souhaite «qu'on puisse protéger les victimes et que les femmes osent aller déposer plainte, parce que finalement, c'est le seul moyen de faire en sorte que les auteurs ne recommencent pas». 

>> L'analyse de Linda Bourget dans le 19h30 de la RTS:

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Des gestes qui «dépassent le cadre de la séduction»

Interrogée jeudi dans le cadre de l'émission Forum, la députée verte Lisa Mazzone a salué la démarche «extrêmement courageuse» de Céline Amaudruz, étant donné la difficulté de témoigner. «Quand la femme se met à parler dans ce contexte, avec la dose de voyeurisme, de justice populaire qui compose cette situation (…) il y a le risque que ce soit sa vie à elle qui soit fouillée et scrutée…», a-t-elle expliqué.

«Il est important de montrer qu'il ne faut pas accepter et rappeler que l'on a un droit absolu à être respectées»

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Lisa Mazzone a par ailleurs confirmé des situations problématiques, des gestes qui parfois dépassent le cadre de la séduction: «Le plus lourd quotidiennement c'est cette sorte d'ambiance, d'atmosphère où l'on se permet des remarques sexistes ou tendancieuses.» 

Selon l'écologiste, les débordements ou dérapages se constatent surtout dans des cadres informels en dehors du Parlement, par exemple en soirée au cours d'événements, de réunions, de conférences… Des moments où vie privée et vie professionnelle sont mélangées: «C'est plutôt dans ce genre de contexte où cela va trop loin!»

«Il est important de montrer qu'il ne faut pas accepter et rappeler que l'on a un droit absolu à être respectées», a encore rappelé la conseillère nationale. 

Rappel des faits

Dans son édition de jeudi, le quotidien Le Temps révélait que le député valaisan Yannick Buttet était visé par une plainte pénale en Valais, après avoir été interpellé dans le jardin d’une femme avec laquelle il avait entretenu une affaire extraconjugale, dans la nuit du 18 au 19 novembre.  Quelques heures seulement après les révélations du journal, le conseiller national (député) valaisan a été suspendu «avec effet immédiat» de ses fonctions de vice-président du Parti démocrate-chrétien suisse (PDC / centre). 

Le Temps a aussi enquêté sur le comportement du politicien valaisan à Berne. Plusieurs élues et journalistes dénoncent anonymement ses dérapages, évoquant des gestes déplacés et même des pulsions sexuelles incontrôlées.

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