La Banque nationale fâche les syndicats

Si les négociations salariales de l'automne aboutissent à une pleine compensation du renchérissement, la Banque nationale suisse (BNS) devra resserrer sa politique monétaire, prévient Thomas Jordan, membre du directoire. Une menace qui fait bondir les syndicats.

Ce contenu a été publié le 06 juillet 2008 - 15:25

La perte de revenu due au renchérissement du pétrole et des aliments doit être assumée par les entrepreneurs et les salariés, explique Thomas Jordan dans un entretien à l'hebdomadaire dominical NZZ am Sonntag.

«Les syndicats doivent être conscients qu'une entière compensation du renchérissement entraînerait une poussée inflationniste. Nous devrions alors la combattre par un durcissement de la politique monétaire, qui s'accompagnerait d'une hausse des taux d'intérêt», précise le cadre de la BNS.

Economiste en chef de l'Union syndicale suisse (USS), Daniel Lampart qualifie ces propos de «véritable affront», émanant «de personnes dont le niveau de revenu les coupe de la réalité vécue en Suisse».

Les négociations salariales ne sont d'ailleurs pas du ressort de la BNS, mais des partenaires sociaux, rappelle le syndicaliste.

Si vraiment la banque centrale se faisait du souci pour l'inflation, elle devrait rappeler à l'ordre les patrons, car ce ne sont pas les employés qui établissent les prix, rappelle l'USS, qui avertit que la compensation du renchérissement «n'est pas négociable».

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