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La lutte se fait âpre autour de Converium

Converium ne veut pas entendre parler du français Scor.

(Keystone)

Le réassureur zougois Converium met en garde ses actionnaires contre les risques que représente l'offre publique d'achat de son concurrent français Scor.

Le conseil d'administration du réassureur craint de perdre près d'un milliard de francs de primes et recommande aux actionnaires de rejeter l'offre de Scor.

«L'offre inamicale de Scor est sans précédent sur le marché de la réassurance», affirme Converium vendredi dans un communiqué, tout en recommandant une nouvelle fois à ses actionnaires de la refuser.

Outre l'argument d'un prix trop bas déjà évoqué précédemment, le groupe y voit des risques pour la marche de ses affaires.

Partenaires et clients pas acquis

Premier danger évoqué, celui de perdre des partenaires stratégiques. Ils pourraient se détourner du groupe par le biais de la clause «Change-of-Control» (changement de contrôle) contenue dans la plupart des contrats.

Et de fait, deux partenaires de poids en témoignent: la société britannique GAUM, l'une des principales agences de souscription dans l'assurance aérienne et spatiale, et la MDU, principale organisation britannique de défense médicale. Elles représentent un volume d'affaires cumulé de plus de 361 millions de dollars.

«Scor ne doit pas partir du principe qu'une part des affaires de GAUM lui reviendra automatiquement», prévient le patron de cette agence, Tony Medniuk. Le patron de la MDU, Mike Saunders, rappelle pour sa part l'importance qu'il accorde aux relations personnelles étroites entretenues avec Converium.

Le deuxième grand risque, selon la cible de Scor, est de perdre de nombreux clients privilégiant une diversification de leurs contrats de réassurance. Elle estime que quelque 330 millions de dollars pourraient s'envoler.

Fuite des cadres

Enfin, l'intégration entraînerait «probablement» le départ de cadres supérieurs et de spécialistes, du fait du caractère inamical de l'arrivée du réassureur français, juge Converium. Ce dernier évalue à 110 millions de dollars le risque de pertes de primes.

Le raid de Scor démarre le 23 avril prochain et durera jusqu'au 22 mai. Il propose une demi action Scor ainsi que 4 francs en cash par titre Converium. Cette combinaison valorise chacune des actions du groupe helvétique à 21,25 francs sur la base du cours du 23 février 2007, dernier jour avant la publication préalable de l'offre. Soit un montant total de 3,1 milliards de francs.

Scor tient déjà pratiquement 33% du capital de l'ex-Zurich Re et déclarera l'offre réussie si 50,01% des titres passent sous son contrôle. Il ne lui manque donc plus que 17% environ.

Par ailleurs, Converium a annoncé vendredi vouloir avancer la publication de ses résultats annuels au 19 avril – «avant l'ouverture des marchés en Europe» - au lieu du 8 mai.

swissinfo et les agences

En bref

Assurance des assurances, la réassurance protège l'assureur contre les pertes consécutives aux versements effectués à ses assurés après réalisation du risque couvert.

L'assureur cède par contrat tout ou partie de son portefeuille - son risque et sa prime - à un ou des réassureurs (diversification du risque).

La réassurance renforce la stabilité des résultats et la sécurité financière de l'assureur.

Elle le protège des sinistres qui pourraient menacer son existence, lui permet de disposer de liquidités plus importantes et d'assurer davantage de risques ou des risques plus lourds.

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Faits

Converium, Zoug
Primes brutes encaissées 2005: 2,5 milliards de francs.
Bénéfice net: 85 millions.
Perte 2004: 720 millions.

Scor, Paris
Primes brutes encaissées 2005: 4,5 milliards de francs.
Bénéfice net: 213 millions.

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