Les banquiers privés s’octroient un satisfecit
La masse sous gestion des banquiers privés suisses a fondu en moyenne de 20% par les effets du marché. Mais l'Association des banquiers privés suisses (ABPS) estime que la branche est parvenue à tirer son épingle du jeu l'an dernier, malgré la crise.
Les banquiers privés ont plus ou moins réchappé à la crise financière même si 2008 a été la pire année depuis le krach de 1929, explique Konrad Hummler, président de l’ABPS.
La masse sous gestion des banquiers privés suisses a fondu en moyenne de 20% par les effets du marché, reconnaît Nicolas Pictet, vice-président de l’association (14 membres, 6000 collaborateurs). Mais les afflux nets de fonds ont compensé ces pertes et évité une réduction massive des effectifs, contrairement aux deux plus grandes banques helvétiques – UBS et Credit Suisse.
Du reste, les banquiers privés refusent d’être considérés comme responsables de la crise financière. Lier celle-ci aux activités de gestion de fortune transfrontalière relève de la «chasse aux sorcières», estime le directeur de l’ABPS Michel Dérobert.
L’ABPS indique ne pas être opposée à une révision de la fiscalité de l’épargne avec l’Union européenne. Mais il est hors de question de rendre la Suisse responsable des lacunes et de modifier en profondeur les principes de base d’un système qui fonctionne correctement, avertit Michel Dérobert.
Vis-à-vis des Etats-Unis, la Suisse dispose d’une convention de double imposition «qui doit être respectée ni plus ni moins». Les nouvelles propositions des autorités américaines sur l’imposition à la source devraient donc susciter de nombreuses réserves.
La Suisse est le numéro un mondial de la gestion de fortune privée transfrontalière avec une part de marché de l’ordre de 27%.
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