Les fraudes se multiplient en Suisse

Le montant total des affaires de criminalité économique déférées devant un tribunal en Suisse a dépassé le milliard de francs l'an dernier, selon une étude de KPMG. Les plus grands délits, sous forme de détournements de fonds, sont commis par des dirigeants.

Ce contenu a été publié le 02 février 2009 - 18:53

Les cas traités par les tribunaux zurichois – escroqueries en matière de placement ou abus de confiance principalement – ont constitué près de 25% (243 millions de francs) du montant total des fraudes en Suisse, a précisé lundi le cabinet de conseils et d'audit.

Le nord-ouest et l'est du pays représentent chacun 20% du coût (214 millions et 201 millions respectivement), suivis par la Suisse centrale (138 millions) et le Tessin (135 millions).

Sur un total de 74 cas, 28 délits représentant un montant de 606 millions de francs ont été perpétrés au niveau de la direction, tandis que 17 affaires (20 millions de francs) ont impliqué des collaborateurs de niveau hiérarchique inférieur.

Pâtissent de ces malversations les investisseurs en premier lieu. Plus de la moitié du montant total des dommages les concerne (535 millions de francs). Victimes également, les sociétés commerciales hors secteur financier (217 millions) et les institutions financières (214 millions).

Pour cette étude, ont été pris en compte des cas de fraude et de délits économiques similaires d'un montant minimal de 50'000 francs, jugés par un tribunal pénal suisse et traités par les principaux quotidiens et hebdomadaires du pays.

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